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Dernières Infos - Droits De L'homme

Égypte : la journaliste Rasha Qandil accusée de « fausses informations », libérée sous caution

Un drapeau égyptien. Photo d'illustration Gianluigi Guercia/Getty Images/AFP

La journaliste égyptienne Rasha Qandil a été libérée dimanche soir sous caution après avoir été entendue par le parquet de la sûreté de l’État, qui l’accuse de « diffusion de fausses informations », a indiqué son avocat, Me Nabeh el-Ganadi.

A l'issue de son interrogatoire, elle a été remise en liberté contre une caution de 50.000 livres égyptiennes (environ 880 euros), en attendant la poursuite des investigations. « Le parquet l'a accusé de diffuser de fausses nouvelles à l'intérieur et à l'extérieur du pays », a déclaré dimanche soir à l'AFP Me el-Ganadi.

Selon la défense, les accusations reposent sur trois éléments : des plaintes de citoyens dénonçant des publications sur les réseaux sociaux, un rapport de la sécurité nationale, et un examen de ses comptes personnels sur Facebook, Instagram et X. « Mme Qandil s'est rendue volontairement au parquet pour y être interrogée (...) et vient d’en sortir libre », a déclaré dimanche soir son avocat. Aucune mesure d’interdiction de voyage n’a été prononcée à ce stade. Le dossier d’enquête reste toutefois ouvert. Deux scénarios sont désormais possibles : « un classement sans suite » ou « un renvoi devant le tribunal pénal », a précisé l’avocat.

Mme Qandeel, ancienne présentatrice à la BBC Arabic, est une figure médiatique connue dans le monde arabe. Elle est également l'épouse de l'opposant politique et ancien candidat à la présidentielle Ahmed al-Tantawi, emprisonné depuis un an. 

Lui sont reprochées des irrégularités relevées lors de sa campagne à l’élection présidentielle de décembre 2023, remportée par le président Abdel Fattah el-Sissi, avec 89,6 % des voix. Fin avril, l’opposant a été entendu par la justice dans deux nouvelles affaires, notamment pour « incitation à commettre un acte terroriste » et « appel à manifester » contre la guerre à Gaza en octobre 2023, selon son avocat Me Khaled Ali. M. Tantawi, qui devrait finir de purger sa peine d'un an en mai, pourrait, selon son avocat, être libéré le 26 mai, en attendant la suite des procédures liées aux deux nouvelles affaires.

Le Caire est depuis longtemps critiqué pour son bilan en matière de droits de l'homme. Les groupes de défense des droits humains estiment que des dizaines de milliers de prisonniers politiques, dont des militants, journalistes et figures de l'opposition, sont derrière les barreaux, ce que le gouvernement nie.


La journaliste égyptienne Rasha Qandil a été libérée dimanche soir sous caution après avoir été entendue par le parquet de la sûreté de l’État, qui l’accuse de « diffusion de fausses informations », a indiqué son avocat, Me Nabeh el-Ganadi.A l'issue de son interrogatoire, elle a été remise en liberté contre une caution de 50.000 livres égyptiennes (environ 880 euros), en attendant la poursuite des investigations. « Le parquet l'a accusé de diffuser de fausses nouvelles à l'intérieur et à l'extérieur du pays », a déclaré dimanche soir à l'AFP Me el-Ganadi.Selon la défense, les accusations reposent sur trois éléments : des plaintes de citoyens dénonçant des publications sur les réseaux sociaux, un rapport de la sécurité nationale, et un examen de ses comptes personnels sur Facebook,...