Des enfants palestiniens sont assis ensemble en plein air dans un camp de déplacés gazaouis, à la suite de frappes aériennes israéliennes nocturnes qui auraient touché le campement de fortune situé à l’extérieur de l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa, à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 17 mai 2025. Photo AFP/ Eyad Baba.
« Nous devons dire au gouvernement israélien: ça suffit », a lancé samedi le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani à propos des attaques d'Israël sur la bande Gaza.
« Nous ne voulons plus voir souffrir la population palestinienne. Les attaques (à Gaza, NDLR), ça suffit, parvenons à un cessez-le feu, libérons les otages, mais laissons en paix un peuple qui est victime du Hamas », a affirmé le ministre lors d'un déplacement en Sicile, dont les propos ont été rapportés par son porte-parole.
« Vous avez réagi; garantissez votre indépendance, votre sécurité, libérons les otages mais arrivons à la paix », a-t-il ajouté lors d'un rassemblement politique à Noto.
L'armée israélienne a annoncé samedi élargir son offensive pour vaincre le Hamas dans la bande de Gaza, où ses bombardements ont tué dix personnes dans la matinée selon les secours, après plusieurs jours de pilonnage meurtrier du territoire dévasté et affamé.
Malgré une multiplication des critiques internationales sur sa conduite du conflit et la catastrophe humanitaire en cours, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait averti lundi d'une prochaine entrée « en force » de l'armée à Gaza pour « achever l'opération et vaincre le Hamas », dont l'attaque contre Israël le 7 octobre 2023 avait déclenché la guerre dans le territoire palestinien.


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