Une pelleteuse de l'armée israélienne démolit un bâtiment palestinien dans un camp de réfugiés à l'est de Tulkarem, le 12 mai 2025, lors d'une opération militaire en cours en Cisjordanie occupée. Photo : Jaafar ASHTIYEH / AFP
Deux hommes, dont un passant, ont été tués dans le nord de la Cisjordanie occupée lors d'opérations des forces de sécurité palestiniennes, ont indiqué celles-ci mardi.
Un premier homme a perdu la vie dans le gouvernorat de Tubas alors qu'il était recherché par ces unités rattachées à l'Autorité palestinienne, a annoncé leur porte-parole, le général Anouar Rajab.
« Les forces de sécurité ont été accueillies par des actes de résistance et des coups de feu, et elles ont riposté, ce qui a conduit à la mort d'un jeune homme », a expliqué le gouverneur de Tubas, Ahmed Asaad.
La victime, qu'il a identifiée comme étant Rami Zahran, âgé de 19 ans, a été abattu à l'entrée du camp de réfugiés de Faraa, dont il était originaire, a ajouté M. Asaad.
Plus tard dans la journée, le général Rajab a affirmé qu'un homme de 65 ans, Fayçal Khalil Sbaiya, avait succombé à des tirs de « hors-la-loi » après avoir été pris dans un échange de coups de feu avec les forces de sécurité dans la ville de Jénine.
Une fillette a également été blessée à la jambe par un éclat et sa vie n'est pas en danger, a précisé le porte-parole.
En décembre 2024, les forces de sécurité palestiniennes ont lancé une campagne visant des hommes qu'elles qualifient de hors-la-loi, mais que certains mouvements considèrent comme des combattants palestiniens.
Déclenchés par l'arrestation de plusieurs activistes, les combats ont impliqué des mouvements politiques palestiniens favorables à l'opposition armée à Israël.
L'un de ces groupes, le Bataillon de Jénine, est en grande partie composé de combattants affiliés au Jihad islamique ou au Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.
« Cette indifférence et cette persistance flagrante à verser le sang palestinien de la part de ceux qui sont censés les protéger ne peuvent être comprises que comme un mépris manifeste de toutes les normes éthiques et humanitaires de la part des dirigeants et membres de ces forces », a réagi le Hamas dans un communiqué mardi.
Ce mouvement islamiste palestinien est le principal rival politique du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, largement représenté au sein de l'Autorité palestinienne, l'entité gouvernementale exerçant un contrôle limité sur la Cisjordanie occupée.
Critiquées par une partie de l'opinion palestinienne, les opérations de l'Autorité palestinienne dans le nord du territoire ont duré plusieurs semaines et fait plusieurs morts.
Elles ont pris fin après le lancement par l'armée israélienne d'une opération militaire de grande envergure qui a notamment visé les camps de réfugiés de Jénine et de Tulkarem en janvier, et se poursuit.


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