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Le Fonds arabe pour le développement économique promet une reprise des aides au Liban

Le président de l'institution rencontre Joseph Aoun et Nabih Berry. 


Le Fonds arabe pour le développement économique promet une reprise des aides au Liban

Le président du Fonds arabe pour le développement économique et social, Badr Mohammad al-Saad reçu par le président libanais Joseph Aoun à Baabda, le 7 mai 2025. Photo X/Présidence libanaise

Le président du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), cheikh Badr Mohammad Al-Saad, en visite officielle au Liban, a exposé les objectifs de l’institution lors d’une série de réunions clés, mercredi, soulignant dans un entretien avec l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) son « engagement renouvelé à aider le Liban à surmonter ses défis persistants ».

Au palais de Baabda, où il a été reçu par le président de la République, Joseph Aoun, le responsable arabe a souligné la disponibilité du Fonds à assurer un soutien. « Nous serons la première institution arabe à fournir prochainement au Liban des aides et des prêts, afin de contribuer à ses efforts de relance », a-t-il déclaré, selon un communiqué publié par la présidence sur le réseau social X.

La visite de Badr Al-Saad s’inscrit dans une dynamique de réengagement du Fonds au Liban, avec deux priorités : d’une part, réactiver des projets de développement en suspens depuis plusieurs années, d'autre part injecter de nouveaux financements dans des secteurs essentiels fragilisés par la crise multidimensionnelle que traverse le pays. Parmi les domaines ciblés figurent l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, ainsi que les infrastructures routières. Il a insisté sur l’importance d’aborder les détails techniques de ces projets avec les ministres concernés, le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), ainsi qu’avec de hauts responsables libanais, dont le président du Parlement, le Premier ministre et le gouverneur de la Banque centrale, selon l’ANI.

Lors de sa rencontre avec le président Aoun, Cheikh Al-Saad a mis en avant la coopération technique déjà existante sur le terrain : « Nous disposons au Liban d’un comité technique et d’étude chargé des projets, et nous collaborons étroitement avec le Conseil du développement et de la reconstruction à tous les niveaux, depuis les études jusqu’à la mise en œuvre. » Il a également tenu à souligner « les relations historiques positives entre le Koweït et le Liban », assurant que « les difficultés traversées par le pays appartiennent désormais au passé ».

Affichant un ton optimiste, le président Aoun a quant à lui affirmé : « Nous sommes déterminés à reconstruire l’État sur de nouvelles bases, en plaçant les réformes économiques et financières au cœur de notre action, avec une gouvernance saine et des mesures concrètes pour faciliter le financement de projets. »

« Le Fonds adopte une nouvelle approche »

Cheikh Al-Saad s’est également entretenu avec le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, qu'il a informé de la « volonté du Fonds de reprendre ses activités de développement, ainsi que de ses programmes en cours et à venir au Liban ».

Cette « nouvelle approche » prévoit notamment la prise en charge directe par le FADES des études de faisabilité, en amont des financements. Cette méthode vise à « réduire les délais bureaucratiques en confiant au Fonds la préparation et le financement de ces études, au lieu que le Liban doive les réaliser en amont », a-t-il précisé. 

Badr Al-Saad a rappelé que le Fonds n’avait jamais cessé de soutenir le Liban, avec plus de 1,6 milliard de dollars de financements, auxquels s’ajoutent 63 millions de dollars de dons techniques. Le dernier prêt en date – d’un montant de 50 millions de dollars – a été octroyé à la Banque de l’habitat. Malgré quelques problèmes techniques, il a assuré que le Liban n’a jamais rencontré de difficultés pour accéder à un financement régulier de la part du FADES. Il a également évoqué la participation du Fonds à une table ronde à Washington, conduite par le ministre libanais des Finances, Yassine Jaber, où le soutien de l’institution au Liban a une nouvelle fois été confirmé.

Face à l’exode massif de compétences du pays, le président du Fonds a exprimé son inquiétude et son intention d’agir. Il a souligné l’urgence de « restaurer l’expertise perdue » du Liban, annonçant la disposition du FADES à financer des études et des programmes de formation pour renforcer le capital intellectuel national.

« L’électricité, une priorité »

En ce qui concerne les priorités sectorielles, Cheikh Al-Saad a insisté sur le fait que « le secteur de l’électricité constitue une priorité », en raison de ses coûts de production actuellement très élevés, comparés à ceux de nouveaux projets utilisant l’énergie solaire ou d’autres technologies. Garantir une alimentation électrique fiable est, selon lui, essentiel pour alléger le fardeau financier des consommateurs et relancer l’économie libanaise.

La visite de président du FADES intervient dans un contexte d’amélioration des relations régionales. Dimanche, les Émirats arabes unis ont officiellement levé l’interdiction de voyager au Liban, à la suite de la visite du président Aoun à Abou Dhabi. La décision, entrée en vigueur mercredi, marque un tournant positif dans les relations entre le Liban et les monarchies du Golfe, longtemps tendues en raison des rivalités entre l’Iran et l’Arabie saoudite, et de l’influence du Hezbollah sur la scène politique libanaise.

Le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) est une institution financière de développement panarabe qui a son siège au Koweït. Ses membres sont les mêmes que ceux de la Ligue arabe. Il s'est réuni pour la première fois en 1.

Le président du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), cheikh Badr Mohammad Al-Saad, en visite officielle au Liban, a exposé les objectifs de l’institution lors d’une série de réunions clés, mercredi, soulignant dans un entretien avec l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) son « engagement renouvelé à aider le Liban à surmonter ses défis persistants ».Au palais de Baabda, où il a été reçu par le président de la République, Joseph Aoun, le responsable arabe a souligné la disponibilité du Fonds à assurer un soutien. « Nous serons la première institution arabe à fournir prochainement au Liban des aides et des prêts, afin de contribuer à ses efforts de relance », a-t-il déclaré, selon un communiqué publié par la présidence sur le réseau social X.La visite de Badr...