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Dernières Infos - Diplomatie

Le Conseil de l'Europe exige la libération du maire d'Istanbul

Des manifestants brandissent une banderole avec écrit « Il n'y a pas de salut seul, soit tous ensemble, soit aucun d'entre nous » avec un portrait du puissant maire d'opposition emprisonné d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, lors d'une manifestation contre les développements anti-démocratiques en Turquie, le 13 avril 2025 à Berlin. Photo AFP / Tobias SCHWARZ

Le Conseil de l'Europe a exigé mercredi la libération « immédiate » du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, après avoir pu rencontrer cet opposant au président Recep Tayyip Erdogan en détention. « À l'issue de notre échange de vues approfondi avec M. Imamoglu, nous restons convaincus qu'il est inacceptable, dans un Etat de droit, de priver Istanbul de son maire élu en le détenant sans procès ni charges fondées, et nous réitérons notre appel en faveur de sa libération immédiate », écrit dans un communiqué la délégation qui a rencontré l'opposant.

Le communiqué ne précise par quand exactement la délégation, conduite par le Belge Marc Cools, président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, un organe du Conseil de l'Europe, a rencontré M. Imamoglu, indiquant simplement que sa visite officielle en Turquie s'est déroulée les 5 et 6 mai. Il s'est agi de « la première délégation internationale à rencontrer le maire Imamoglu après son arrestation » le 19 mars, selon la délégation, qui remercie les autorités turques d'avoir permis cet entretien.

M. Imamoglu est détenu à la prison de Silivri, à l'ouest d'Istanbul. « L'arrestation d'élus locaux et de fonctionnaires municipaux, ainsi que leur remplacement sans procédure régulière ni procès fondé sur des preuves, portent atteinte aux principes démocratiques fondamentaux », dénonce le communiqué. En outre, « les allégations de terrorisme (...) ne peuvent en aucun cas justifier le remplacement des maires par des administrateurs gouvernementaux. Ces mesures ignorent de fait la volonté des citoyens exprimée par les urnes », écrit la délégation. Elle se dit préoccupée « par les violations des libertés fondamentales des manifestants qui ont été signalées à la suite des manifestations déclenchées par l'arrestation du maire d'Istanbul ».

L'arrestation d'Ekrem Imamoglu, investi candidat du principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate) à la présidentielle de 2028 le jour-même de son incarcération pour « corruption », a été le déclencheur d'une colère plus large, dans un pays dirigé depuis 2002 par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan. Les grandes manifestations de la première semaine, quand des dizaines de milliers de personnes déferlaient chaque soir devant l'hôtel de ville d'Istanbul, sont révolues mais le CHP s'efforce depuis d'entretenir la contestation. Le Conseil de l'Europe, qui rassemble 46 pays, dont la Turquie, est la vigie des droits de l'homme et de la démocratie sur le continent.


Le Conseil de l'Europe a exigé mercredi la libération « immédiate » du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, après avoir pu rencontrer cet opposant au président Recep Tayyip Erdogan en détention. « À l'issue de notre échange de vues approfondi avec M. Imamoglu, nous restons convaincus qu'il est inacceptable, dans un Etat de droit, de priver Istanbul de son maire élu en le détenant sans procès ni charges fondées, et nous réitérons notre appel en faveur de sa libération immédiate », écrit dans un communiqué la délégation qui a rencontré l'opposant.Le communiqué ne précise par quand exactement la délégation, conduite par le Belge Marc Cools, président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, un organe du Conseil de l'Europe, a rencontré M. Imamoglu, indiquant simplement que sa visite officielle...