L'ambassadeur d'Arabie Saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari, en visite chez le commandant en chef de l'armée libanaise, Rofolphe Haykal, le 5 mai 2025 à Yarzé. Photo armée libanaise
L'ambassadeur d'Arabie Saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari, s'est rendu lundi chez le commandant en chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, avec lequel il a abordé la situation au Liban et dans la région.
Il s'est ensuite rendu chez le député druze Marwan Hamadé qui a, lui, mis l'accent sur le rôle de Riyad « dans l'intérêt de l'arabité du Liban et de la Syrie », notamment après les attaques qui ont impliqué des miliciens druzes en Syrie la semaine dernière.
Lundi également, le cheikh Akl Sami Abi el-Mona, chef spirituel de la communauté des druzes, a été reçu à Clémenceau par l'ancien président du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt avec qui il a discuté des derniers développements en Syrie. Le cheikh druze a également rencontré au cours de la journée la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert. Il lui a exprimé le souhait que l'ONU « contribue à garantir que ce qui s'est passé (en Syrie) ne se reproduise pas, à exercer des pressions pour protéger les civils », rapporte l'Ani.
Le leader de la communauté druze au Liban, Walid Joumblatt, qui a fait du dossier des druzes de Syrie sa priorité, s’était rendu vendredi dans la journée à Damas, où il a rencontré le président par intérim, Ahmad el-Chareh, après les affrontements communautaires meurtriers entre des miliciens druzes et des groupes armés liés au nouveau pouvoir en début de semaine, qui ont fait plus de 100 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Vendredi, une frappe israélienne a visé un secteur voisin du palais présidentiel à Damas, dans un « message clair envoyé au régime syrien » après les attaques contre la minorité druze pour laquelle les dirigeants israéliens ont pris fait et cause.


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