Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - France

Dans le Sinaï, non loin de la bande de Gaza, Macron rend visite à des malades palestiniens


Le président français Emmanuel Macron, lors d'une visite en Egypte, au palais présidentiel du Caire, le 7 avril 2025. Ludovic MARIN / AFP

Emmanuel Macron a rendu visite mardi à des malades palestiniens dans la ville égyptienne d'al-Arich, non loin de la bande de Gaza, où il doit appeler à la réouverture des points de passage pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire au territoire palestinien.

Le président français et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, venu avec des roses blanches pour les patients, se sont rendus dans un hôpital de cette ville du nord du Sinaï, où ils ont échangé avec des malades et des soignants. Ils sont entrés dans plusieurs chambres, notamment une salle de jeux pour enfants. 

Parmi les patientes venues de la bande de Gaza figuraient une fillette de quatre ans, diagnostiquée avec un retard de développement sensorimoteur et mental, et une quadragénaire atteinte de thrombocytose, selon le programme de la présidence française.

Depuis le début de la guerre, cet hôpital a accueilli environ 1.200 patients palestiniens, d'après le Dr Mahmoud Mohammad Elshaer, du service des urgences de l'hôpital. « Certains jours nous pouvons recevoir 100 patients, d'autres 50 », a-t-il dit à la presse, disant constater beaucoup de « blessures aux yeux, au cerveau », ainsi que « beaucoup d'amputations chez les enfants ».

M. Macron, qui s'est également rendu avec M. al-Sissi dans un entrepôt du Croissant-Rouge égyptien, avait qualifié al-Arich d' »avant-poste du soutien humanitaire aux populations civiles gazaouies ». Il doit appeler à « la réouverture des points de passage pour l'acheminement de fret humanitaire à Gaza » et « redira l'engagement de la France à poursuivre son soutien humanitaire vers les populations gazaouies », a fait savoir la présidence française.

Cette rare visite d'un dirigeant européen aux confins de la bande de Gaza intervient dans un contexte tendu, alors que Israël a repris ses opérations militaires le 18 mars après deux mois de trêve.

Des sources humanitaires françaises alertent sur la difficulté de l'accès à l'eau, aux médicaments et au fioul pour les habitants de la bande de Gaza. « Depuis un mois, plus rien ne rentre. D'ici une semaine, il n'y aura plus de médicaments », a dit l'une d'elles, dénonçant l'utilisation par Israël du blocage de l'aide comme « moyen de pression ».

Lundi au Caire, Emmanuel Macron, Abdel Fattah al-Sissi et Abdallah II de Jordanie avaient dit leur rejet de tout déplacement des Palestiniens face aux ambitions de Donald Trump, mais ont aussi donné des gages aux Etats-Unis en jugeant que la gouvernance à Gaza devait relever « uniquement » d'une Autorité palestinienne « renforcée ».


Emmanuel Macron a rendu visite mardi à des malades palestiniens dans la ville égyptienne d'al-Arich, non loin de la bande de Gaza, où il doit appeler à la réouverture des points de passage pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire au territoire palestinien.Le président français et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, venu avec des roses blanches pour les patients, se sont rendus dans un hôpital de cette ville du nord du Sinaï, où ils ont échangé avec des malades et des soignants. Ils sont entrés dans plusieurs chambres, notamment une salle de jeux pour enfants. Parmi les patientes venues de la bande de Gaza figuraient une fillette de quatre ans, diagnostiquée avec un retard de développement sensorimoteur et mental, et une quadragénaire atteinte de thrombocytose, selon le programme de...