Des portiques de manutention dans le port de Beyrouth le 13 mars 2024. Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
Les prix des nombreuses denrées alimentaires que le Liban importe pour assurer ses besoins ne vont pas être affectés « à court terme » par les nouveaux tarifs douaniers annoncés il y a quelques jours par le président américain Donald Trump, selon le président du syndicat des importateurs libanais, Hani Bohsali. Il ne s’est cependant pas avancé sur l’évolution des prix à moyen terme, estimant que la situation restait « floue ».
« Les prix des produits alimentaires importés resteront stables à court terme et n'ont pas été affectés par les augmentations importantes des droits de douane imposées par les États-Unis sur les marchandises importées sur leur marché, ni par les mesures similaires de rétorsion prises par certains pays concernés », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les droits de douane au Liban, qui sont l'un des principaux facteurs influant sur les prix des importations, n’avaient pas été augmentés et que l’inflation mondiale restait mesurée.
L’indice FAO publié par l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture des prix des produits alimentaires est resté stable en mars, après avoir légèrement baissé en février. L’indice des prix à la consommation (IPC) au Liban a, lui, affiché en février sa plus faible hausse mensuelle depuis septembre 2024, en attendant les données de mars qui devraient être publiées aux alentours du 20 avril.
Hani Bohsali a également souligné que les monnaies des principaux pays dont le Liban importe ses denrées alimentaires n’avaient pas enregistré de variations démesurées par rapport au dollar, malgré les secousses que le billet vert a connu sur les marchés depuis l’annonce de Trump le 2 avril.
Il reconnaît cependant « les choses restent floues quant aux répercussions » à moyen terme des tarifs douaniers, et « qu’évaluer la situation prendra un certain temps ».


