Le député du Hezbollah Ali Fayad, pendant une cérémonie en hommage aux victimes des bombardements israéliens à Taybé. Photo envoyée par notre correspondant Mountasser Abdallah
Le député du Hezbollah Ali Fayad a dénoncé, samedi, les attaques israéliennes contre le Liban, affirmant qu'il n'y aura « pas de reddition ni de capitulation ni de normalisation » avec l'État hébreu, dans une déclaration faite en pleine tournée de l'émissaire américaine Morgan Ortagus auprès des responsables libanais, et alors qu'Israël a affiché sa volonté de normaliser à terme ses relations avec Beyrouth.
Lors des funérailles de membres du Hezbollah à Adaïssé, au Liban-Sud, M. Fayad a insisté sur « l'importance de l'unité de la position libanaise face à ces menaces ». « Nous affirmons qu'il n'y aura pas de reddition ni de capitulation ni de normalisation », a-t-il poursuivi.
« Politique d'assassinat »
« L'ennemi pratique une politique d'assassinat, de provocation et d'escalade, afin que nous acceptions (cette situation) ou que nous soyons entraînés dans une nouvelle guerre, alors que nous n'allons pas accepter cela et que nous ne voulons pas retourner à la guerre », a souligné M. Fayad. « Nous sommes conscients de l'intérêt du Liban et agissons en fonction de cela. Nous espérons que la position libanaise restera unifiée et harmonieuse en tant qu'État, gouvernement, armée et résistance, parce que le Liban, son État, son peuple et sa terre sont menacés et que tout le monde se trouve dans le même bateau », a-t-il ajouté.
Selon Ali Fayad, « la solution est claire et simple : l'ennemi israélien doit se retirer de notre territoire et cesser toutes les formes d'hostilités. En contrepartie, nous nous engageons pleinement à respecter la résolution 1701, ses dispositions et ses mécanismes, y compris le cessez-le-feu ».
Le ministre israélien des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a affirmé jeudi que l'État hébreu souhaitait «normaliser ses relations avec le Liban». Il a également fait état de négociations en cours bien que cela pourrait sembler « prématuré du point de vue libanais ». De son côté, le chef de la diplomatie libanaise, Joe Raggi, a écarté vendredi une normalisation des relations avec Israël.




JE LE DIS, JE L'AI TOUJOURS DIT, JE N'AURAIS DE CESSE DE LE REPETER, CES ENERGUMENES ONT LE SENS DE L'HUMOUR TRES DEVELOPPE
14 h 45, le 07 avril 2025