Le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, le 5 mars 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le président du Parlement libanais Nabih Berry a affirmé jeudi que le report des élections municipales, dont les dates ont été fixées en mai, était « hors de question ». Ce scrutin a été reporté d'année en année depuis 2022 par le Parlement en raison de la crise socio-économique, et en 2024 à cause de la guerre au Liban-Sud.
« Le report des municipales est hors de question et n'a aucune raison d'être », a affirmé M. Berry dans un entretien accordé à al-Joumhouria. « Nous insistons sur la tenue des élections à travers le Liban, en particulier dans les municipalités des régions du Sud qui ont été détruites par l'agression israélienne », a souligné le chef du Législatif. Et de poursuivre : « S'il est possible d'y installer des bureaux de vote, qu'il en soit ainsi, et si ce n'est pas possible, nous installerons les bureaux de vote dans d'autres endroits, dans un bâtiment situé dans un village voisin, dans un appartement ou une chambre... Nous voterons même si c'est dans la poussière ».
Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Ahmed Hajjar, a convoqué mercredi le collège électoral du Mont-Liban pour les élections municipales et celles des moukhtars qui se tiendront le 4 mai prochain. Il a également signé les décisions visant à élire les membres des conseils municipaux et des conseils des moukhtars, et à répartir les bureaux de vote. Il s’agit du premier round d’un scrutin réparti sur les quatre dimanches du mois de mai 2025, reporté à trois reprises, en 2022, 2023 et 2024. Le dimanche 11 mai, le scrutin se déroulera dans les mohafazats du Liban-Nord et du Akkar. Le dimanche 18 mai, à Beyrouth et dans la Békaa. Enfin, le 25 mai, le vote concernera les mohafazats du Liban-Sud.
La convocation du collège électoral du Mont-Liban suit de près le dépôt par deux députés issus de la contestation populaire, Marc Daou et Waddah Sadek, d’une proposition de loi visant à reporter techniquement le scrutin de quelques mois, le temps de faire adopter quelques réformes à la loi électorale.



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