Un immense drapeau national turc au-dessus sur les manifestants lors d'un rassemblement appelé par le Parti républicain du peuple (CHP) en soutien au maire arrêté d'Istanbul, Ekrem Imanoglu, à Maltepe, dans la banlieue d'Istanbul, le 29 mars 2025. Kemal ASLAN / AFP
Le journaliste suédois Joakim Medin, arrêté et placé en détention à Istanbul, est accusé de « terrorisme » et « d'insulte au président » Recep Tayyip Erdogan, ont indiqué dimanche les autorités turques.
Recherché pour « les crimes d'appartenance à une organisation terroriste armée » et « insulte au président », l'individu a été arrêté à son arrivée à l'aéroport d'Istanbul le 27 mars 2025 et incarcéré le 28 mars », a précisé le centre de lutte contre la désinformation du gouvernement turc, dénonçant notamment sa participation à une manifestation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à Stockholm.
« Ce mandat d'arrêt n'a rien à voir avec des activités journalistiques », a assuré le gouvernement alors qu'un reporter de la BBC a été expulsé et au moins une dizaine de journalistes turcs arrêtés pour avoir couvert la contestation qui secoue la Turquie depuis l'arrestation du maire d'Istanbul, le 19 mars. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliées occidentaux.
Son employeur, Andreas Gustavsson, le rédacteur en chef du journal suédois Dagens ETC a qualifié pour sa part ces accusations d' « absurdes », dans un message écrit à l'AFP. « Ces accusations sont absurdes. Il est journaliste, rien de plus. Et exercer le journalisme ne devrait pas être un crime. Les faits ne sont pas une insulte », a-t-il précisé. « D'importants efforts sont déployés pour qu'il soit libéré et puisse rentrer chez lui et retrouver sa famille et ses collègues de Dagens ETC », a-t-il ajouté.
La libération de Joakim Medin est une « priorité absolue » du gouvernement suédois, a déclaré de son côté la ministre suédoise des Affaires étrangères Maria Malmer Stenegard. « Cette affaire est une priorité absolue pour nous », a-t-elle déclaré à la radio publique suédoise, précisant qu'elle se rendrait cette semaine à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan « pour faire part à mon collègue (turc) de l'extrême importance de cette affaire ».
Joakim Metin se voit reprocher également d'avoir participé « le 11 janvier 2023 à une manifestation organisée par les partisans de l'organisation terroriste PKK/KCK à Stockholm », lors de laquelle une marionnette figurant le chef de l'Etat turc aurait été moquée. « Le Bureau d'enquête sur les crimes terroristes du parquet général d'Ankara a ouvert une enquête sur l'incident le 13 janvier 2023 » à l'encontre de « quinze suspects, dont Medin ». En outre, le journaliste est accusé d'avoir « fourni des contacts entre l'organisation terroriste PKK/KCK et la presse ».
Le journaliste suédois Joakim Medin, arrêté et placé en détention à Istanbul, est accusé de « terrorisme » et « d'insulte au président » Recep Tayyip Erdogan, ont indiqué dimanche les autorités turques.Recherché pour « les crimes d'appartenance à une organisation terroriste armée » et « insulte au président », l'individu a été arrêté à son arrivée à l'aéroport d'Istanbul le 27 mars 2025 et incarcéré le 28 mars », a précisé le centre de lutte contre la désinformation du gouvernement turc, dénonçant notamment sa participation à une manifestation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à Stockholm.« Ce mandat d'arrêt n'a rien à voir avec des activités journalistiques », a assuré le gouvernement alors qu'un reporter de la BBC a été expulsé et au moins une...


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