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Raad : « L’Etat seul n'a pas la capacité de défendre le Liban ou de protéger son peuple ».


Raad : « L’Etat seul n'a pas la capacité de défendre le Liban ou de protéger son peuple ».

Des secouristes travaillent sur le site d'une frappe israélienne dans le sud de Beyrouth, le 28 mars 2025. Photo AFP

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a fermement condamné l’attaque israélienne contre la banlieue-sud de Beyrouth vendredi, assurant que que « l’Etat seul n'a pas la capacité de défendre le Liban ou de protéger son peuple ». 

« Quiconque prétend dans notre pays qu'il ou elle détient exclusivement la décision de guerre et de paix, ou que l'État ou d'autres détiennent exclusivement cette décision, ignore la réalité et la vérité, car l'ennemi sioniste est actuellement le seul à faire la guerre et à poursuivre l'agression et l’occupation », a déclaré Mohammad Raad, soulignant que « l’Etat seul n'a pas la capacité de défendre le Liban ou de protéger son peuple ».

S'exprimant pendant une cérémonie à l'ambassade d'Iran à Beyrouth à l'occasion de la Journée internationale de Jérusalem, M. Raad a dénoncé les « faux prétextes de l’ennemi, et fait part de l’engagement de la Résistance à contrecarrer ses politiques et tentatives d’entraîner le Liban vers la normalisation ».

Le député du Hezbollah a appelé « le gouvernement à renforcer la solidarité nationale » contre l’Etat hébreu, « à agir concrètement pour pousser l'ennemi à se retirer inconditionnellement des territoires occupés et à cesser son agression contre le Liban ». « La résistance, qui a accepté le cessez-le-feu, s'y engage et ne viole pas l’accord. L'État doit remplir son devoir de dissuader l’ennemi, de le forcer à stopper l'agression et à mettre fin à l'occupation par tous les moyens à sa disposition, au lieu de se contenter de justifier son inaction et son impuissance », a souligné le député du parti chiite.

Il a toutefois mis en garde certaines parties qu’il n’a pas nommées « contre l’illusion de penser que le Hezbollah appartient au passé ». « Les gouvernements appartiennent généralement au passé, tandis que les sacrifices des martyrs sont immortalisés au-delà de l’histoire », a-t-il dit.

L'ambassadeur d'Iran au Liban, Mojtaba Amani, a de son côté affirmé que « l’occupation (israélienne) ne pourra jamais atteindre ses objectifs par ses crimes répétés à Gaza (...). Cela ne fera que renforcer la résistance, qui a infligé de nombreuses défaites à l’occupant et à ses dirigeants ». Il a ajouté : « L’axe de la résistance sortira sans aucun doute vainqueur de cette bataille, la tête haute. Cette victoire aura des répercussions majeures dans le monde entier, car le sang des dirigeants et des résistants versé au Liban, en Palestine, au Yémen, en Irak et ailleurs ne restera pas impuni. »

Israël a bombardé vendredi la banlieue-sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes qui ont visé son territoire. C'est la deuxième fois depuis le début du cessez-le-feu que des roquettes sont tirées depuis le Liban vers Israël, la précédente remontant au 22 mars. L'armée israélienne, qui a aussi bombardé le sud du Liban, avait appelé à évacuer une partie des habitants de la banlieue-sud, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte qui l'ont opposée au groupe chiite, avant un fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. 

Le Hezbollah, allié du Hamas, avait ouvert un front contre Israël au début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023. Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4 000 morts au Liban et contraint plus d'un million de personnes à fuir. Depuis le retrait incomplet des soldats israéliens du Liban-Sud le 15 février, l'Etat hébreu continue de mener des frappes au Liban.

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a fermement condamné l’attaque israélienne contre la banlieue-sud de Beyrouth vendredi, assurant que que « l’Etat seul n'a pas la capacité de défendre le Liban ou de protéger son peuple ». « Quiconque prétend dans notre pays qu'il ou elle détient exclusivement la décision de guerre et de paix, ou que l'État ou d'autres détiennent exclusivement cette décision, ignore la réalité et la vérité, car l'ennemi sioniste est actuellement le seul à faire la guerre et à poursuivre l'agression et l’occupation », a déclaré Mohammad Raad, soulignant que « l’Etat seul n'a pas la capacité de défendre le Liban ou de protéger son peuple ».S'exprimant pendant une cérémonie à l'ambassade d'Iran à Beyrouth à l'occasion de la Journée...