Des policiers anti-émeutes turcs utilisent du gaz poivré pour disperser des manifestants lors d'un rassemblement de soutien au maire d'Istanbul arrêté, à Istanbul, le 24 mars 2025. Photo AFP/ANGELOS TZORTZINIS
L'ONU a exprimé mardi son inquiétude face aux arrestations massives en Turquie en réponse aux manifestations de protestation contre l'arrestation du populaire maire d'Istanbul, exhortant les autorités à enquêter sur les allégations d'usage illégal de la force contre les manifestants.
« Nous sommes très préoccupés par l'arrestation d'au moins 92 personnes par les autorités turques au cours de la semaine écoulée, dont Ekrem Imamoglu, le maire démocratiquement élu d'Istanbul », a déclaré dans un communiqué Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.
Depuis l'arrestation de M. Imamoglou, de vastes manifestations sont survenues quotidiennement à Istanbul et ailleurs, suivies de heurts avec la police anti-émeutes.
Plus de 1.400 personnes ont été arrêtées en lien avec ces manifestations, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Ali Yerlikaya.
« Les manifestations dans tout le pays (...) se sont vu opposer une interdiction totale dans trois villes », a relevé la porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme, soulignant qu' « au moins neuf employés des médias » figuraient parmi les personnes arrêtées.
« Tous ceux qui ont été interpellés pour l'exercice légitime de leurs droits doivent être libérés immédiatement et sans conditions », a-t-elle ajouté.
Ceux qui font l'objet d'une accusation doivent bénéficier « de procédures et d'un procès justes, y compris par l'accès à un avocat de leur choix », a-t-elle souligné.
Le Haut-Commissariat souhaite que les allégations de recours illégal à la force par la police contre les manifestants fassent l'objet « d'une enquête rapide et approfondie », a-t-elle encore déclaré.
L'ONU a exprimé mardi son inquiétude face aux arrestations massives en Turquie en réponse aux manifestations de protestation contre l'arrestation du populaire maire d'Istanbul, exhortant les autorités à enquêter sur les allégations d'usage illégal de la force contre les manifestants. « Nous sommes très préoccupés par l'arrestation d'au moins 92 personnes par les autorités turques au cours de la semaine écoulée, dont Ekrem Imamoglu, le maire démocratiquement élu d'Istanbul », a déclaré dans un communiqué Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.Depuis l'arrestation de M. Imamoglou, de vastes manifestations sont survenues quotidiennement à Istanbul et ailleurs, suivies de heurts avec la police anti-émeutes.Plus de 1.400 personnes ont été arrêtées...


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