Le président iranien Massoud Pezeshkian s'exprimant pendant une réunion à Bouchehr en Iran, le 13 février 2025. Photo REUTERS
Le président iranien Masoud Pezeshkian a rejeté mardi toute négociation sous la menace après que son homologue américain Donald Trump a averti vendredi que les Etats-Unis pourraient s'en prendre « militairement » à l'Iran si Téhéran ne négocie pas son programme nucléaire.
« Il n'est pas acceptable qu'ils disent +nous vous ordonnons de ne pas faire ceci et de ne pas faire cela, ou nous ferons ceci+ », a dit M. Pezeshkian lors d'une réunion avec des producteurs et des entrepreneurs iraniens. « Je ne viens pas du tout négocier avec vous. Allez-y et faites ce que vous voulez », a-t-il lancé à l'adresse des Etats-Unis. « Nous devons avoir des relations avec le monde, (...) mais nous ne sommes pas censés nous incliner devant qui que ce soit en signe d'humiliation », a-t-il poursuivi.
M. Pezeshkian, un réformateur élu en juillet, est favorable à des négociations avec les pays occidentaux pour obtenir une levée des sanctions et relancer l'économie iranienne. L'accord nucléaire conclu en 2015 avec les puissances internationales s'est effondré après que M. Trump a retiré unilatéralement les Etats-Unis du pacte en 2018.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait pour sa part déclaré samedi que Téhéran ne se laisserait pas forcer la main pour entamer des négociations.
Tout en se disant ouvert à un accord avec Téhéran, M. Trump a rétabli la campagne de « pression maximale » qu'il avait appliquée lors de son premier mandat présidentiel pour isoler l'Iran de l'économie mondiale et faire chuter ses exportations de pétrole vers zéro.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin