Une famille palestinienne fuyant un raid israélien dans le camp de réfugiés de Nour Chams, près de la ville de Tulkarem en Cisjordanie occupée. Photo d'illustration Jaafar Ashtiyé/AFP
Des factions palestiniennes ont condamné mardi l’assassinat de Abdel Rahman Abou el-Mouna, un commandant des Brigades de Jénine, par les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne. Abou el-Mouna, un activiste recherché par Israël, était un cadre du groupe basé en Cisjordanie occupée.
Selon plusieurs médias, Abou el-Mouna a été pris en embuscade par des véhicules civils des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne. Ces dernières ont ouvert le feu sur lui avant de l’emmener à l’hôpital, où sa mort a été confirmée. Un porte-parole de l'Autorité palestinienne, cité par les médias israéliens, a précisé qu'Abou el-Mouna avait ouvert le feu sur les forces de sécurité, ce qui a conduit à la riposte qui l'a tué.
Le Hamas a qualifié cet acte de « crime odieux » et dénoncé une « escalade dangereuse » dans la répression des résistants palestiniens, qualifiant l'acte de collaboration avec Israël. Il a mis en garde contre les « conséquences graves » pour la cohésion nationale et appelé à la fin des persécutions contre les résistants.
Le Jihad islamique a aussi critiqué cette « coordination sécuritaire honteuse » et mis en garde contre de nouvelles attaques contre les combattants palestiniens. Le Front démocratique pour la libération de la Palestine a, pour sa part, dénoncé un « comportement destructeur » nuisible à la lutte nationale contre Israël.


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