Des enfants palestiniens déplacés attendent en file pour recevoir une portion de nourriture préparée dans une cuisine caritative à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, avant l'iftar - le repas de rupture du jeûne, lors du mois sacré du Ramadan - le 9 mars 2025. Omar AL-QATTAA / AFP
L'ONU est inquiète « des graves conséquences » pour la population civile à Gaza de l'arrêt de la distribution d'électricité par Israël dans le territoire palestinien qui se voit déjà privé de livraisons de carburant depuis plus d'une semaine.
La décision d'Israël « est très préoccupante. Sans électricité et avec le carburant bloqué, les dernières usines de dessalement d'eau, établissements de santé et boulangeries de Gaza risquent de fermer, avec de graves conséquences pour les civils », souligne un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, dans un courriel à l'AFP. Le porte-parole, Seif Magango, rappelle qu'en tant que puissance occupante Israël a l'obligation légale de subvenir aux besoins des populations des territoires qu'il contrôle. De plus, bloquer ainsi l'accès de l'aide « dans le but de faire pression sur une partie à un conflit armé en imposant des difficultés à l'ensemble de la population civile soulève de sérieuses préoccupations sur la notion de punition collective », écrit M. Magango.
Israël a coupé dimanche l'approvisionnement en électricité de la bande de Gaza pour accroître la pression sur le Hamas, et a déconnecté la seule ligne électrique alimentant une usine de dessalement d'eau. Il empêche également depuis plus d'une semaine l'entrée de toute aide humanitaire dans l'étroit territoire palestinien, où vivent plus de 2 millions de personnes, dans des conditions très précaires. Une délégation israélienne est attendue lundi à Doha pour des négociations indirectes sur la poursuite du fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza avec le Hamas.


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