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Agenda - Vient De Paraître

Roberto Khatlab signe la traduction d’un manuscrit portugais sur le voyage d’un moine au Mont-Liban

Roberto Khatlab signe la traduction d’un manuscrit portugais sur le voyage d’un moine au Mont-Liban

La couverture du livre. Photo DR

Roberto Khatlab, écrivain et chercheur libano-brésilien, signe, en coopération avec l’écrivain et chercheur brésilien-portugais Richard Max de Araújo, la traduction en français d’un manuscrit portugais datant du XVIe siècle, Le véritable Liban : récit du voyage d’un moine portugais, Antonio Soarès da Albergaria (1554-1555). Roberto Khatlab, qui a traduit le manuscrit et rédigé son introduction, signera son ouvrage, paru aux éditions Dar Saër al-Machrek, au Salon du livre d’Antélias, aujourd’hui 10 mars.

À partir du XVIe siècle, les textes, chroniques et récits de voyage de pèlerins chrétiens en Terre sainte se sont multipliés. Le père Albergaria, lui, avait voyagé en Terre sainte et au Mont-Liban, rencontrant des gens du peuple ainsi que des représentants de l’Empire ottoman, et des chefs religieux chrétiens, musulmans, druzes, juifs… Seule la partie portant sur son voyage au Liban (émirat du Mont-Liban en ce temps-là) est traduite dans ce livre, parce que rares sont les voyageurs de cette époque ayant visité et décrit le Mont-Liban et ses montagnes comme l’a fait ce moine.

Le père António Soarès da Albergaria (1523-1593) était un moine de l’ordre monastique cistercien au monastère Santa Maria d’Alcobaça, Portugal. Il est né probablement vers l’an 1523. Il entre au monastère en 1532, où il étudie la théologie et la sainte Écriture. En plus de la langue portugaise, il a appris le latin, l’italien, l’hébreu et le grec (il devait également étudier plus tard la langue arabe). Il est décédé probablement à l’âge de 70 ans, vers l’an 1593.

En 1552, le père Albergaria obtient l’autorisation de se rendre en pèlerinage en Terre sainte. Il arrive à Tripoli le 30 octobre 1554, traversant ensuite le littoral libanais, passant par Qalamoun, Batroun, Byblos, Nahr el-Kalb, Beyrouth, Sidon, Tyr… et jusqu’au port de Jaffa (Terre sainte), le 23 novembre 1554. Il retourne à Tyr le 13 février 1555, entamant un itinéraire qui le prendra de Sidon à Deir el-Qamar (Chouf), Beyrouth, puis à nouveau Tripoli. Il arrivera jusqu’à la vallée de la Qadicha, poursuivant son chemin vers Bécharré et Tannourine. Le 15 juin 1555, il quitte le Mont-Liban pour rentrer en Europe, terminant officiellement son pèlerinage en 1558.

« Dans cette vallée des cimes qu’était le Mont-Liban, il y avait plus de cinq lieues de terres riches en blé, regorgeant de jardins et de vignes, et dont les environs étaient très élevés et couverts de neige. J’oserais dire que l’on ne trouverait nulle part un vin meilleur que celui de cette région », écrit ce témoin.

La mission du père António consistait à rencontrer au Mont-Liban les chrétiens maronites. Il a écrit ce récit à la demande du pape Jules III. « Nous n’étions pas encore arrivés à mi-chemin que nous entendîmes sonner les cloches du monastère du patriarche à Notre-Dame de Qannoubine. Je commençai à pleurer de joie », écrit le père Albergaria.

Ce manuscrit est resté conservé au monastère cistercien d’Alcobaça, au Portugal, avant d’être transféré aux archives de la Bibliothèque nationale du Portugal à Lisbonne.

Sa traduction en français, publiée dans le cadre du Programme d’aide à la publication Georges Schéhadé, bénéficie du soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France.

Roberto Khatlab, écrivain et chercheur libano-brésilien, signe, en coopération avec l’écrivain et chercheur brésilien-portugais Richard Max de Araújo, la traduction en français d’un manuscrit portugais datant du XVIe siècle, Le véritable Liban : récit du voyage d’un moine portugais, Antonio Soarès da Albergaria (1554-1555). Roberto Khatlab, qui a traduit le manuscrit et rédigé son introduction, signera son ouvrage, paru aux éditions Dar Saër al-Machrek, au Salon du livre d’Antélias, aujourd’hui 10 mars.À partir du XVIe siècle, les textes, chroniques et récits de voyage de pèlerins chrétiens en Terre sainte se sont multipliés. Le père Albergaria, lui, avait voyagé en Terre sainte et au Mont-Liban, rencontrant des gens du peuple ainsi que des représentants de l’Empire ottoman, et des chefs...