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Politique - Liban

Geagea : La reconstruction et le retrait israélien ne peuvent pas se faire sans le soutien des pays arabes

Le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures militaires doivent se faire « dans un délai précis », estime le chef des FL lors d'un iftar. 

Geagea : La reconstruction et le retrait israélien ne peuvent pas se faire sans le soutien des pays arabes

Samir Geagea, lors d'un iftar organisé au siège du parti à Meerab, le 6 mars 2025. Photo tirée de son compte X

Le leader des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a estimé jeudi soir dans un discours que la reconstruction du Liban, après les frappes israéliennes lors de la guerre entre le Hezbollah et Israël, et le retrait total de l'armée israélienne du sud du pays, ne peut se faire sans le soutien des pays arabes et de la communauté internationale. Il a salué dans ce cadre un retour aux « relations arabes authentiques », après la visite du président Joseph Aoun à Riyad. 

Lors d'un iftar (repas de rupture du jeûne pendant le ramadan) organisé au siège du parti à Meerab, en présence d'ambassadeurs des pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que d'autres pays arabes, de députés, de chefs religieux et de plusieurs ministres, Samir Geagea est revenu sur la question de la reconstruction du Liban. Il a souligné qu'elle constitue « un devoir national », tout en précisant que sa réalisation passe par le « soutien » des pays arabes et occidentaux, selon un communique relayé par l'Agence nationale de l'information (ANI, Officielle).

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M. Geagea a toutefois précisé que ces pays ne tendront la main qu'à « condition » de la mise en place d'un État détenant le « monopole » des armes y compris la collecte de celles qualifiées d'« illégales », avec « un État libanais qui détient le pouvoir exclusif de décider de la guerre et de la paix », une souveraineté totale sur l'ensemble du territoire libanais avec le contrôle effectif de ses frontières nord, est et sud. Dans ce cadre, le chef des FL a demandé à l'armée libanaise de « procéder à la collecte de toutes les armes illégales » et au « démantèlement des infrastructures militaires et sécuritaires illégales sur l'ensemble du territoire libanais », tout en insistant sur la nécessité de réaliser ces actions dans un « délai spécifique et précis ».

Application des résolutions 1559, 1680 et 1701

Dans son discours, le leader chrétien a estimé que « la première mission » du gouvernement de Nawaf Salam consisterait à « mettre en œuvre » les engagements mentionnés dans le discours d'investiture du président de la République Joseph Aoun, ainsi que dans la déclaration ministérielle du chef du gouvernement, ayant obtenu la confiance du Parlement, notamment « l'application de l'accord de cessez-le-feu, des résolutions internationales 1559, 1680 et 1701, et le respect des principes de l'Accord de Taëf ».

Revenant sur la situation au Liban-Sud, où l'armée israélienne maintient des positions sur cinq sites stratégiques malgré l'expiration du délai du 18 février pour un retrait total de ses troupes, Samir Geagea a souligné que la présence de l'État hébreu sur « même un grain de sable du territoire libanais est absolument inacceptable ». Il a toutefois estimé qu'il serait impossible de lutter contre cette occupation et de l'éliminer sans le soutien des « amis » du Liban dans le monde arabe et sur la scène internationale, insistant sur le recours à la force politique et aux moyens diplomatiques pour parvenir à un retrait complet des forces israéliennes. C'est dans ce sens qu'il a indiqué que « là où la force militaire a échoué, la force politique peut accomplir beaucoup pour la cause palestinienne ; et cela vaut également pour le Liban », en allusion à un échec de la « résistance armée » du Hezbollah face à l'État hébreu. 

« Retour aux relations arabes authentiques »

Après de « vaines tentatives, au cours des dernières décennies, de faire sortir le Liban du giron arabe et de l'entraîner dans des axes non arabes », le pays est aujourd'hui revenu à ses « relations arabes authentiques », s'est réjoui M. Geagea, quelques jours après la visite officielle du chef de l'État libanais à Riyad, où il a rencontré le prince héritier saoudien, Mohammad ben Salmane (MBS), et participé au sommet arabe extraordinaire au Caire. 

Ces étapes constituent effectivement un signe important de réchauffement des relations libano-saoudiennes, longtemps refroidies par des tensions liées à l’influence de l’Iran et du Hezbollah.

Le chef des FL a par ailleurs affirmé qu’il n’y aura de stabilité ni de sécurité au Liban que lorsque « toutes les composantes libanaises se sentiront en sécurité dans leur existence, leur présence et leurs spécificités », tout en appelant à un partenariat réel et une diversité équilibrée pour garantir l’équilibre du pays.

Le leader des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a estimé jeudi soir dans un discours que la reconstruction du Liban, après les frappes israéliennes lors de la guerre entre le Hezbollah et Israël, et le retrait total de l'armée israélienne du sud du pays, ne peut se faire sans le soutien des pays arabes et de la communauté internationale. Il a salué dans ce cadre un retour aux « relations arabes authentiques », après la visite du président Joseph Aoun à Riyad. Lors d'un iftar (repas de rupture du jeûne pendant le ramadan) organisé au siège du parti à Meerab, en présence d'ambassadeurs des pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que d'autres pays arabes, de députés, de chefs religieux et de plusieurs ministres, Samir Geagea est revenu sur la question de la reconstruction...
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Dans ce cadre, le chef des FL a demandé à l'armée libanaise de « procéder à la collecte de toutes les armes illégales » et au « démantèlement des infrastructures militaires et sécuritaires illégales sur l'ensemble du territoire libanais », tout en insistant sur la nécessité de réaliser ces actions dans un « délai spécifique et précis ». Effectivement ce n'est que par CE moyen LÀ que le gouvernement peut tenir son engagement exprimé dans sa déclaration ministérielle de conférer à l'état le monopole des armes. Aux ministres FL et souverainistes de menacer de démission si ce n'est pas fait.

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10 h 27, le 08 mars 2025

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  • Dans ce cadre, le chef des FL a demandé à l'armée libanaise de « procéder à la collecte de toutes les armes illégales » et au « démantèlement des infrastructures militaires et sécuritaires illégales sur l'ensemble du territoire libanais », tout en insistant sur la nécessité de réaliser ces actions dans un « délai spécifique et précis ». Effectivement ce n'est que par CE moyen LÀ que le gouvernement peut tenir son engagement exprimé dans sa déclaration ministérielle de conférer à l'état le monopole des armes. Aux ministres FL et souverainistes de menacer de démission si ce n'est pas fait.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    10 h 27, le 08 mars 2025

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