Des soldats libanais devant des bâtiments endommagés dans le village de Khiam, au Liban-Sud, le 23 décembre 2024, après le retrait des forces israéliennes de la région en vertu d'un accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah. Photo AFP
L'armée libanaise a dénoncé jeudi, dans un communiqué, « l'acharnement de l'ennemi israélien » dans ses attaques sur le territoire libanais, qui se poursuivent malgré l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024, affirmant qu'elles « menacent la stabilité du Liban ».
« L'acharnement de l'ennemi israélien dans ses attaques menace la stabilité du Liban et a un impact négatif sur la stabilité de la région. Cela va totalement à l'encontre de l'accord de cessez-le-feu », a affirmé l'armée libanaise.
« L'ennemi israélien poursuit ses attaques contre la souveraineté du Liban, par terre, mer et air », a ajouté la troupe, en dénonçant notamment une « série d'opérations visant des civils dans le sud et la Békaa, en plus de la poursuite de l'occupation de territoires libanais et des violations répétées des frontières terrestres ».
L'armée précise, dans son communiqué, que ses unités « continuent d'accompagner le retour des habitants dans les régions du sud en traitant les munitions non explosées et en rouvrant les routes ». « Le commandement de l'armée suit la situation et prend les mesures nécessaires, en coordination avec la commission de supervision de l'accord de cessez-le-feu et la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) », ajoute-t-elle. Cette commission, dirigée par le général américain Jasper Jeffers, est chargée de surveiller l’exécution du cessez-le-feu.
L’accord de cessez-le-feu est entré en vigueur, afin de mettre un terme à une guerre entre Israël et le Hezbollah qui durait depuis le 8 octobre 2023, et qui s’était intensifiée en septembre. Il stipule un retrait israélien progressif des villages occupés au Liban-Sud, afin que l’armée libanaise puisse se déployer dans des zones autrefois sous l’influence du Hezbollah. Toutefois, même après la fin de la période transitoire le 18 février, l’armée israélienne a maintenu sa présence dans cinq points qu'elle a jugé stratégiques du Liban-Sud, et poursuit ses opérations quotidiennes contre des membres présumés du Hezbollah.
Tirs israéliens et survols
Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu, les violations israéliennes restent quotidiennes au Liban-Sud. Jeudi, des tirs israéliens à Kfar Kila, un village du caza de Marjeyoun totalement détruit lors de la dernière guerre, ont fait trois blessés, selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah. Les trois hommes étaient en train de « ramasser de la ferraille ».
Plus tôt, à la mi-journée, un drone de l'armée israélienne a lancé une grenade assourdissante en direction d'un berger à la périphérie du village de Rmeich (caza de Bint Jbeil). L’homme a été blessé à la main, selon notre correspondant.
En outre, six drones israéliens ont survolé à basse altitude les localités de Jebchit, Doueir, Toul, Harouf, Abba, Charkiyé et Zebdine, dans le caza de Nabatiyé. D'autres drones ont également été repérés au-dessus de Tyr et de ses environs. En matinée, un drone israélien a lancé deux bombes assourdissantes près de Bourj el-Moulouk, dans le caza de Marjeyoun, où des habitants inspectaient leurs maisons. La Békaa n'a pas été épargnée, avec des avions de reconnaissance israéliens survolant la région tout au long de la journée.



Si Trump n'est pas capable d'obliger Israél à se conformer au cessez le feu, c'est que les États Unis sont dirigés par Nétanyahou!! Il faut attendre un président américain fort avant d'avoir la paix dans la région!!!
01 h 58, le 07 mars 2025