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Économie - Secteur Privé

Le PMI libanais de février confirme la pérennité de l'optimisme généré par le tandem Aoun/Salam

C’est seulement la 5e fois de son histoire, après août 2022, puis juin, juillet 2023 et janvier dernier, que le PMI affiche un score supérieur à 50 points.

Le PMI libanais de février confirme la pérennité de l'optimisme généré par le tandem Aoun/Salam

L'avenue qui longe la côte à Aïn el-Mreissé, à Beyrouth. Photo Philippe Hage Boutros/L'OLJ

L’embellie du moral du secteur privé provoquée par l’élection de Joseph Aoun et la désignation de Nawaf Salam au poste de Premier ministre ne s’est pas effondrée en février.

C’est l’enseignement principal que l’on peut tirer de l’actualisation de l’indice libanais des directeurs d’achat (Purchasing Managers’ Index ou PMI), développé par BlomInvest, qui s’est maintenu au-dessus du niveau charnière de 50 points, malgré une très légère baisse d’un dixième, le fixant à 50,5 points.

Le PMI évalue l’état de la conjoncture économique à partir de sondages menés auprès des directeurs d’achat de 400 entreprises libanaises, selon un modèle et une méthodologie conformes à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Un PMI inférieur à 50 points reflète un ralentissement de l’activité économique et des perspectives peu favorables, et inversement. Si la valeur du PMI recule d’un mois sur l’autre, cela signifie que les acteurs estiment que leur perception de la conjoncture s’est dégradée sur cette période par rapport à la précédente. Dans le cas présent, cette dégradation est minime.

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Nombreux défis

C’est seulement la 5e fois de son histoire, après août 2022, puis juin, juillet 2023 et janvier dernier, que le PMI affiche un score supérieur à 50 points. Mira Saïd, analyste chez BlomInvest, a relevé que « tous les sous-indices qui composent le PMI » affichaient des valeurs supérieures à 50 points, ce qui est également assez rare pour être souligné.

Elle attribue cet « optimisme des entreprises libanaises » à la formation d’un gouvernement réformiste, le 8 février dernier, qui a de plus obtenu la confiance du Parlement dans les semaines qui ont suivi. Elle craint toutefois que le PMI ne finisse par décrocher si Israël maintient sa présence au Liban-Sud, alors que son armée devait s’en retirer avant le 18 février, conformément aux modalités du cessez-le-feu qui a mis fin, le 27 novembre dernier, à plus de 15 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël. Elle cite également les « divisions politiques et sectaires, ainsi que la corruption généralisée » parmi les défis qui pourraient contrecarrer la tendance actuelle.

« Malgré cela, le nouveau gouvernement s’est engagé à négocier avec le Fonds monétaire international et à mettre en œuvre un ensemble de réformes. Dans un contexte d’incertitude quant à la capacité du Liban à se redresser, certains pensent que le pays a touché le fond et qu’il ne peut que s’améliorer à partir de là », poursuit Mira Saïd. Elle souligne que la hausse des prix des eurobonds – les titres de dette en dollars sur lesquels le Liban a fait défaut en mars 2020 et qu’il n’a toujours pas restructurés – depuis l’élection de Joseph Aoun le 9 janvier dernier est un autre signe de cet optimisme ambiant. Le cours des eurobonds, qui a longtemps évolué entre 6 et 7 cents pour un dollar pendant les plus de cinq années de crise que le pays a traversées, a dépassé pour la première fois depuis plusieurs années la barre des 18 cents en début de semaine.

L’embellie du moral du secteur privé provoquée par l’élection de Joseph Aoun et la désignation de Nawaf Salam au poste de Premier ministre ne s’est pas effondrée en février.C’est l’enseignement principal que l’on peut tirer de l’actualisation de l’indice libanais des directeurs d’achat (Purchasing Managers’ Index ou PMI), développé par BlomInvest, qui s’est maintenu au-dessus du niveau charnière de 50 points, malgré une très légère baisse d’un dixième, le fixant à 50,5 points.Le PMI évalue l’état de la conjoncture économique à partir de sondages menés auprès des directeurs d’achat de 400 entreprises libanaises, selon un modèle et une méthodologie conformes à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Un PMI inférieur à 50 points reflète un ralentissement de l’activité économique et...
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