Le Conseil des évêques maronites a tenu sa réunion mensuelle à Bkerké le 5 mars 2025. Photo Ani
Lors de sa réunion mensuelle, le Conseil des évêques maronites à Bkerké (Kesrouan) a salué la visite du président Aoun à Riyad lundi, estimant qu'elle était de nature à « renforcer les relations entre le Liban et l'Arabie Saoudite ».
Ils ont espéré que ce premier déplacement à l'étranger du nouveau chef de l'État depuis son élection le 9 janvier et au cours duquel il a rencontré pour la première fois le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, « ouvre la voie à de futures visites pour les deux pays».
Le Conseil des évêques maronites a également jugé que la participation du président Aoun au sommet arabe au Caire, mardi, permettra au Liban de revigorer la solidarité des pays arabes à son égard, et de s'appuyer sur eux pour »se relever à tous les niveaux ». En crise depuis 2019, le Liban doit se réformer et trouver les fonds pour financer la reconstruction des zones détruites par la guerre qui a opposé pendant plus de 15 mois Israël au Hezbollah.
Par ailleurs, les évêques ont salué la décision du Premier ministre Nawaf Salam de se rendre au Liban-Sud le 28 février et le fait qu'il a appelé la France et les États-Unis, parrains du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre, à aider le Liban à mettre fin à l'occupation israélienne de ses terres. Israël occupe encore cinq sites stratégiques au Liban-sud alors que son armée était supposé se retirer totalement du Liban depuis le 18 février. Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a soutenu dans une déclaration publique que l'État hébreu avait reçu l'aval des États-Unis pour rester « indéfiniment » sur ces positions.
Les évêques ont enfin appelé le gouvernement de Nawaf Salam à lancer les réformes nécessaires pour redresser l'économie et le système financier libanais. Ils ont émis le souhait de voir les élections municipales, prévues en mai prochain après plusieurs reports, déboucher sur un résultat qui reflète davantage le «maillage de la société libanaise » que le partage des circonscriptions en fonction des « intérêts » des « chefs de confessions et les partis politiques ».



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