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« Le problème n'est pas dans les armes de la Résistance », lance le mufti Kabalan


Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan. Photo d'illustration ANI

« Le problème n’est pas dans les armes de la Résistance, mais dans ce dont le Liban a besoin pour préserver sa souveraineté et son existence face à son unique ennemi, Israël » a déclaré ce mercredi dans un communiqué le mufti jaafarite, le cheikh Ahmad Kabalan, considéré comme proche du Hezbollah.  Il a tenu ces propos à l'heure où la remise des armes du Hezbollah à l'État est au cœur du débat politique depuis l'accord de cessez-le-feu conclu avec Israël.

Sans nommer explicitement le parti Kataëb ou celui des Forces libanaises, deux partis farouchement hostiles au Hezbollah, le mufti jaafarite a déclaré que « la demande de certains d’établir un calendrier de remise des armes de la Résistance est une proposition vide de sens, émanant de positions qui ne comprennent ni les exigences de la souveraineté du pays, ni la réalité régionale, ni la nature du processus de libération et de survie du Liban », selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

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La veille, le mardi 25 février, Samy Gemayel, le chef des Kataëb, lisait ainsi un communiqué estimant que « si le Hezbollah est vraiment déterminé à revenir dans le giron de l'État, il est de son devoir de programmer rapidement un processus en vue de remettre ses armes au pouvoir légitime et de se conformer aux dispositions de la Constitution et des lois, tout comme le reste du peuple libanais ». Georges Adwan, numéro deux des Forces libanaises, a quant à lui appelé le cabinet à mettre en place un calendrier pour la remise des armes et de toutes les infrastructures militaires à l’armée, durant sa prise de parole lors de la séance nocturne de la session parlementaire mardi. 

« Il est indispensable d’avoir une force militaire capable de faire face à Israël » a écrit le cheikh Ahmad Kabalan, estimant vains les seuls moyens diplomatiques pour « faire face à la brutalité israélienne ». « Sans les combats héroïques menés sur la ligne de front (par le Hezbollah), Beyrouth serait sous occupation israélienne » a-t-il jugé.

Pour légitimer le maintien des armes du Hezbollah, malgré la pression internationale et interne pour l'application de la résolution 1559 (2004) de l'ONU, qui prévoit le désarmement des milices, le mufti jaafarite a également mentionné « ce qui se passe au mont Hermon et dans le sud de la Syrie », qui constituerait une « preuve irréfutable de la nécessité d’une force nationale souveraine capable de contrer les ambitions israéliennes ».

L'armée israélienne s'est déployée sur le versant syrien du mont Hermon au lendemain de la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, y construisant au moins 7 positions militaires. Le 23 février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exigé la « démilitarisation totale du sud de la Syrie, y compris les provinces de Quneïtra, Deraa et Soueida » alors que l'armée israélienne a bombardé mardi soir cette zone, faisant au moins deux morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

« Le problème n’est pas dans les armes de la Résistance, mais dans ce dont le Liban a besoin pour préserver sa souveraineté et son existence face à son unique ennemi, Israël » a déclaré ce mercredi dans un communiqué le mufti jaafarite, le cheikh Ahmad Kabalan, considéré comme proche du Hezbollah.  Il a tenu ces propos à l'heure où la remise des armes du Hezbollah à l'État est au cœur du débat politique depuis l'accord de cessez-le-feu conclu avec Israël.Sans nommer explicitement le parti Kataëb ou celui des Forces libanaises, deux partis farouchement hostiles au Hezbollah, le mufti jaafarite a déclaré que « la demande de certains d’établir un calendrier de remise des armes de la Résistance est une proposition vide de sens, émanant de positions qui ne comprennent ni les exigences de la...