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Moyen-Orient - Nucléaire

Téhéran relève le niveau d'alerte près de ses sites nucléaires

L'ex-ambassadeur des États-Unis en Israël, Dan Shapiro, estime que les États-Unis et Israël pourraient décider de frapper l'Iran dès l'automne.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (à droite), serre la main de son homologue russe, Sergueï Lavrov (à gauche), après leur conférence de presse conjointe au siège du ministère des Affaires étrangères à Téhéran, le 25 février 2025. Photo AFP/ Atta Kenare

L'Iran a relevé le niveau d'alerte autour de ses sites nucléaires par crainte d'une attaque des États-Unis et d'Israël, a rapporté mardi le quotidien britannique The Telegraph. Deux hauts responsables gouvernementaux ont rapporté sous couvert d'anonymat au journal que l'Iran renforçait également ses défenses près de ses sites de missiles en déployant davantage de systèmes antiaériens.

Selon le quotidien, l’Iran craint qu’avec le soutien de Donald Trump – qui a encouragé Israël à frapper les installations nucléaires iraniennes – une attaque israélienne soit imminente.

« Les autorités iraniennes attendent simplement l'attaque, qu'elles anticipent chaque nuit. Tout est en état d'alerte maximale, même sur des sites dont personne ne connaît l'existence, », a confié une source au Telegraph.

« Israël veut désormais concentrer ses efforts sur des changements stratégiques »

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Frappes sur l'Iran « à l'automne » ?

Ces mesures font suite à des avertissements des services de renseignement américains adressés aux administrations Biden et Trump, indiquant qu’Israël pourrait cibler cette année des sites nucléaires iraniens-clés, et alors que l'ex-ambassadeur américain à Tel-Aviv Dan Shapiro a affirmé, selon des propos cités mardi par le quotidien Haaretz, que les États-Unis et Israël pourraient décider de frapper l'Iran « dès cet automne ». Au cours d'une conférence à l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS), un think-tank indépendant lié à l'Université de Tel-Aviv, M. Shapiro a estimé « très probable » la possibilité que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump soient confrontés à une décision concernant une attaque contre l'Iran dans les prochains mois. « Si une attaque a lieu, il est crucial qu'elle réussisse, » a-t-il insisté, soulignant que « la décision de frapper » l'Iran serait « conjointe » entre MM. Netanyahu et Trump. « Il est important de souligner que l'Iran est plus faible qu'il ne l'a été depuis des décennies, » a-t-il ajouté.

L’État hébreu continue d'accentuer la pression sur l’Iran. Des rapports des services de renseignements américains datant de début janvier indiquaient que les responsables israéliens envisagent dans les prochains mois de frapper les deux principaux sites nucléaires iraniens, l’usine d’enrichissement souterraine de Natanz et le site d’enrichissement de Fordo, tous deux situés au sud de Téhéran.


L'Iran ne négociera pas « sous la pression, la menace ou les sanctions »

En l'espace de six mois, en pleine guerre à Gaza et au Liban, Israël et l'Iran se sont affrontés à deux reprises à coups de frappes symboliques de grande envergure, en avril et octobre 2024. . Le 13 avril 2024, l'Iran avait lancé des attaques contre Israël en représailles au bombardement d'un bâtiment de l'ambassade iranienne à Damas deux semaines plus tôt. Pour se venger, six jours plus tard, Israël avait mené des frappes aériennes contre une installation de la défense aérienne près d'Ispahan. Le 1er octobre, de nouvelles frappes avaient eu lieu après l'élimination par Israël de plusieurs responsables de l'axe dit de la résistance. L'Iran avait alors riposté en lançant deux vagues de 200 missiles balistiques en direction du territoire israélien. Ce qui avait entraîné une réplique de l’État hébreu le 26 du même mois par des frappes sur 20 sites en Iran, en Irak et en Syrie, touchant des centres de production de missiles et de recherche nucléaire.

Donald Trump a exprimé sa préférence pour un accord avec Téhéran sur le nucléaire, mais il a également souligné qu’il envisagerait une action militaire si les négociations échouaient.

Dimanche, le conseiller américain à la sécurité nationale, Michael Waltz, avait ainsi affirmé que le président américain était disposé « à engager le dialogue avec l'Iran uniquement si celui-ci renonce entièrement à son programme nucléaire et cesse de s'adonner à des jeux comme par le passé. » Téhéran a aussitôt répliqué mardi en écartant toute « négociation directe » avec les États-Unis dans le contexte actuel de « pression maximale » de M. Trump autour du programme nucléaire iranien. « Nous ne négocierons pas sous la pression, la menace ou les sanctions », a déclaré Abbas Araghchi, au lendemain de l'annonce par Washington d'une nouvelle salve de sanctions contre l'Iran en visant ses ventes de pétrole.

L'Iran a relevé le niveau d'alerte autour de ses sites nucléaires par crainte d'une attaque des États-Unis et d'Israël, a rapporté mardi le quotidien britannique The Telegraph. Deux hauts responsables gouvernementaux ont rapporté sous couvert d'anonymat au journal que l'Iran renforçait également ses défenses près de ses sites de missiles en déployant davantage de systèmes antiaériens.Selon le quotidien, l’Iran craint qu’avec le soutien de Donald Trump – qui a encouragé Israël à frapper les installations nucléaires iraniennes – une attaque israélienne soit imminente.« Les autorités iraniennes attendent simplement l'attaque, qu'elles anticipent chaque nuit. Tout est en état d'alerte maximale, même sur des sites dont personne ne connaît l'existence, », a confié une source...
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