Des manifestants brandissent des pancartes et scandent des slogans lors d'une protestation exigeant la libération des otages retenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre 2024. La manifestation s'est tenue devant le ministère de la Défense israélien à Tel-Aviv, le 22 février 2025. Photo AFP/ Jack GUEZ.
Le père d'un otage bédouin israélien libéré après quasiment dix ans de captivité à Gaza a appelé dimanche « le monde arabe » à se prononcer sur les actions du Hamas, déplorant son absence de réaction face aux meurtres d' »innocents » commis le 7-Octobre.
Hicham al-Sayed, 37 ans, a été libéré samedi par le mouvement islamiste palestinien dans le cadre de la trêve avec Israël. Présenté comme schizophrène par sa famille, il était entré dans la bande de Gaza à pied en avril 2015 et y était retenu depuis lors comme otage.
« Au début de sa captivité, lorsqu'il y avait quatre otages à Gaza, je pensais que les membres du Hamas les préserveraient, car c'était dans leur intérêt », a déclaré son père, Chaaban al-Sayed, lors d'une conférence de presse à l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv, au cours de laquelle il s'est exprimé en hébreu.
« Mais après le 7 octobre (2023), j'ai commencé à trembler de peur », a-t-il ajouté, en référence à l'attaque sanglante du Hamas dans le sud d'Israël ayant déclenché la guerre, et au cours de laquelle 251 personnes ont été emmenées comme otages à Gaza.
« J'ai vu que des Bédouins et des Arabes ont été tués, des gens qui travaillaient dans différents endroits et qui n'étaient ni soldats ni combattants », a-t-il dit à propos des massacres aveugles commis ce jour-là par les assaillants venus de Gaza.
« Le monde arabe ne réagit pas, ne donne aucune réponse à cela, ne manifeste aucune prise de position », a poursuivi ce membre de la minorité arabe d'Israël, mais « nous voulons que le monde arabe, et en particulier la population arabe en Israël, donne son avis: que pensent-ils du fait que des innocents soient enlevés et assassinés? ».
M. al-Sayed a accusé le Hamas d'avoir enfreint les préceptes de l'islam en instrumentalisant son fils, « atteint de troubles mentaux ».
« Lorsque nous avons récupéré Hicham, nous avons été soulagés de le voir marcher sur ses jambes », a-t-il poursuivi « mais en le serrant dans mes bras, j'ai compris que j'embrassais un corps (...), pas un être humain ».
« Il ne parle pas. Il n'a pas de voix. Il n'a aucun souvenir de rien. C'est comme s'il n'avait pas été parmi des êtres humains » pendant tout ce temps, et « cela nous met en colère », a-t-il ajouté, appelant à intensifier les efforts en vue de libérer tous les otages encore à Gaza.
Hicham al-Sayed, 37 ans, a été libéré samedi par le mouvement islamiste palestinien dans le cadre de la trêve avec Israël. Présenté comme schizophrène par sa famille, il était entré dans la bande de Gaza à pied en avril 2015 et y était retenu depuis lors comme otage.
« Au début de sa captivité, lorsqu'il y avait quatre otages à Gaza, je pensais que les membres du Hamas les préserveraient, car c'était dans leur intérêt », a déclaré son père, Chaaban...



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