Le président Joseph Aoun entouré par une délégation du syndicat du syndicat de la presse libanaise. Photo Ani
Le président Joseph Aoun, a affirmé que « le Liban poursuit les contacts pour contraindre l'armée israélienne à se retirer le 18 février » des zones qu'elle occupe encore au Liban-Sud, selon un communiqué relayé par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Ce retrait est l'une des clauses du cessez-le-feu conclu entre Tel-Aviv et le Hezbollah pour mettre fin à plus de 15 mois d'affrontements déclenchés au lendemain du début de la guerre de Gaza. Joseph Aoun a plus précisément évoqué des contacts « notamment avec les États-Unis et la France, afin d'aboutir à une solution appropriée », alors que l'État hébreu demande à prolonger une seconde fois son occupation jusqu'au 28 février, après une première extension obtenue au-delà de la date butoir initiale du 27 janvier. C'est sous l'égide de ces deux pays que le cessez-le-feu a été négocié, mettant fin à des combats qui ont ravagé le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, faisant plus de 4000 morts côté libanais et des milliards de dollars de dégâts.
Le président libanais s'exprimait en marge d'une réunion au palais de Baabda avec le président du syndicat de la presse libanaise, Aouni Kaaki, venu le féliciter pour son élection le 9 janvier dernier, mettant fin à plus de 2 ans et demi de vide institutionnel.
Joseph Aoun a également indiqué à ses interlocuteurs que la présidence et le nouveau gouvernement formé samedi dernier par Nawaf Salam « veulent regagner la confiance des pays et encourager nos frères des pays arabes et du Golfe à venir investir au Liban ». Il a appelé la presse à « contribuer au processus de redressement et de sauvetage » du pays. « Critiquez-nous si nous commettons des erreurs, mais que votre critique soit constructive et sans acharnement, car une critique constructive permet de corriger l’action. Je veux quitter mes fonctions après six ans la conscience tranquille », a-t-il ajouté.
Comparaison avec Fouad Chehab
Aouni Kaaki a pour sa part comparé l'élection de Joseph Aoun à celle de Fouad Chehab, premier militaire de l’histoire du Liban à endosser le costume présidentiel pour un mandat qui s'est étendu de 1958 à 1964 et qui coïncide avec l'une des époques les les plus prospères de l’histoire du Liban. Il a aussi estimé que la formation du gouvernement était un « signe que le temps du travail a commencé ».
Cette réunion précédait un autre rendez-vous, cette fois avec une délégation du bloc parlementaire du Hezbollah menée par le député Mohammad Raad, qui lui a remis une invitation à assister aux funérailles de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de Hachem Safieddine, son successeur pressenti, prévues pour le 23 février. Les deux hommes ont été successivement assassinés par des frappes israéliennes massives dans la banlieue sud de Beyrouth les 27 septembre et 4 octobre 2024.
Pendant la journée, la même délégation s'est également rendue au Grand Sérail pour inviter le Premier ministre Nawaf Salam à assister aux funérailles. L'ancien président Michel Aoun et l'ex-premier ministre Nagib Mikati ont également été conviés.
Au cours de la journée, le chef de l'Etat a également reçu le président du Conseil des affaires libanaises au Koweït, Ali Hassan Khalil, l’ambassadrice de Norvège, Hilde Haraldstad, l’ambassadeur du Liban au Libéria, Henri Kastoun ainsi que le président de l'Institut arabe de planification du Koweït, Abdallah Fahd el-Chami.



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20 h 09, le 13 février 2025