Sur cette photo des garde-côtes philippins prise le 24 janvier 2025 et reçue le 25 janvier 2025, des officiers des garde-côtes chinois à bord d'un bateau pneumatique à coque rigide (RHIB) inspectent le lieu d'un incident avec le Bureau philippin des pêches et des ressources aquatiques (BFAR) au cours d'une étude scientifique marine près de l'île de Thitu dans les eaux contestées de la mer de Chine méridionale. Photo AFP
Pékin a jugé lundi qu'une déclaration conjointe des Etats-Unis et du Japon condamnant les "activités provocatrices" de la Chine en mer de Chine méridionale attaquait et diffamait ce pays.
Cette déclaration "interfère de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine, attaque et diffame la Chine et exacerbe les tensions régionales", a déclaré lors d'un point de presse régulier Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
La Chine a protesté de façon solennelle auprès des deux pays, a-t-il ajouté.
Vendredi, le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba avaient affirmé "leur ferme opposition aux revendications maritimes illégales de la Chine" et dénoncé des "activités menaçantes et provocatrices" de Pékin en mer de Chine méridionale.
La Chine revendique, au nom de raisons historiques, la quasi-totalité des îlots de la mer de Chine méridionale, face à d'autres pays riverains (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) aux prétentions rivales.
Depuis l'arrivée au pouvoir en 2022 du président philippin Ferdinand Marcos, Manille affirme plus fermement ses prétentions face à Pékin et des confrontations récurrentes ont lieu près de certaines îles.
Les tensions ont atteint ces derniers mois des niveaux inégalés depuis plusieurs années. Une confrontation qui alimente les craintes d'un potentiel conflit qui pourrait entraîner l'intervention de Washington en raison de son traité de défense mutuelle avec Manille.
Donald Trump et Shigeru Ishiba avaient par ailleurs indiqué qu'ils soutenaient la participation de Taïwan aux organisations internationales et qu'ils "s'opposaient à toute tentative de modifier unilatéralement le statu quo (dans le détroit de Taïwan) par la force ou la coercition".
La Chine estime que l'île est l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle n'exclut pas le recours à la force pour y parvenir.
"La plus grande menace à la paix dans le détroit de Taïwan aujourd'hui, ce sont les actions séparatistes de ceux qui prônent l'indépendance de Taïwan et la connivence et le soutien des forces extérieures", a déclaré Guo Jiakun.
Si les Etats-Unis et le Japon "se soucient réellement de la paix et de la stabilité", ils doivent "s'opposer clairement à l'indépendance de Taïwan", a-t-il souligné.
Comme la plupart des pays, les Etats-Unis n'ont pas de relations diplomatiques avec Taïwan, mais sont le principal fournisseur d'armes de l'île.
Pékin a jugé lundi qu'une déclaration conjointe des Etats-Unis et du Japon condamnant les "activités provocatrices" de la Chine en mer de Chine méridionale attaquait et diffamait ce pays.
Cette déclaration "interfère de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine, attaque et diffame la Chine et exacerbe les tensions régionales", a déclaré lors d'un point de presse régulier Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
La Chine a protesté de façon solennelle auprès des deux pays, a-t-il ajouté.
Vendredi, le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba avaient affirmé "leur ferme opposition aux revendications maritimes illégales de la Chine" et...


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