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Moyen-Orient - Diplomatie

Le président par intérim syrien en Arabie saoudite pour sa première visite à l'étranger

Cette image diffusée par le palais royal saoudien montre le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmanne (R) lors de sa rencontre avec le président intérimaire de la Syrie, Ahmad el-Chareh, à son arrivée à Riyad, le 2 février 2025. AFP PHOTO / SAUDI ROYAL PALACE / BANDAR AL-JALOUD

Le président syrien par intérim, Ahmad el-Chareh, a rencontré dimanche en Arabie saoudite le prince héritier et dirigeant de facto du royaume, Mohammed ben Salmane, lors de sa première visite à l'étranger depuis qu'il a pris le pouvoir en Syrie après avoir renversé Bachar el-Assad. Selon l'agence officielle saoudienne SPA, M. Chareh a été reçu par le prince héritier, sans que le contenu de leurs échanges n'ait été précisé à ce stade.

Plus tôt dimanche, la télévision d'Etat saoudienne el-Ekhbariya avait diffusé l'arrivée de M. Chareh et de son ministre des Affaires étrangères, Assaad el-Chaibani, qui ont été accueillis à Riyad par des responsables saoudiens à leur descente d'avion. M. Chareh a été nommé mercredi président par intérim pour la période de transition en Syrie, lors d'une réunion à huis clos du « Commandement général des opérations militaires », sa coalition de groupes armés islamistes sunnites ayant renversé le pouvoir des Assad le 8 décembre.

Financer la reconstruction

Les autorités syriennes comptent sur les riches pays du Golfe pour financer la reconstruction et aider au redressement de l'économie en Syrie, asphyxiée par les sanctions internationales et ravagée par près de 14 années de guerre civile. Poids lourd du monde arabe, l'Arabie saoudite, monarchie sunnite, a félicité jeudi Ahmad al-Chareh pour sa nomination et lui a souhaité « succès et réussite ».

Ahmad el-Chareh avait déclaré fin décembre à la chaîne saoudienne el-Arabiya que le royaume jouerait « certainement un rôle important » dans l'avenir de la Syrie, évoquant « une grande opportunité d'investissements ». Il avait révélé qu'il était né en Arabie saoudite, où travaillait son père et qu'il y avait passé les sept premières années de sa vie.

Pour Rabha Seif Allam, du Centre d'études politiques et stratégiques d'al-Ahram au Caire, Riyad « joue un rôle clé dans la réintégration de la nouvelle Syrie au sein du monde arabe et sur la scène internationale ». La première économie du monde arabe, assure-t-elle, « tire un bénéfice direct de la stabilisation de la Syrie post-Assad », expliquant que « l'Iran est désormais écarté du paysage syrien, affaiblissant son influence régionale et que le trafic de drogue en provenance de Syrie vers les Etats du Golfe, qui représentait un facteur de déstabilisation, appartient désormais au passé ». L'Iran était un des principaux soutiens de Bachar el-Assad.

« Service stratégique »

« En éloignant Téhéran de la Syrie », M. Chareh « a rendu un service stratégique à l'Arabie saoudite », conclut-elle. Si l'Arabie saoudite et l'Iran ont mis fin en 2023 à une brouille de sept ans, les deux puissances restent en désaccord sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment la guerre au Yémen, où l'Iran soutient les rebelles houthis tandis que l'Arabie saoudite dirige une coalition appuyant les forces gouvernementales. Les monarchies du Golfe accusent également Téhéran d'ingérence dans les affaires arabes.

Jeudi, Damas avait reçu la visite de l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad el-Thani, qui a dit espérer un gouvernement « représentant toutes les composantes » de la société syrienne afin de « consolider la stabilité et avancer dans les projets de reconstruction et de développement ». Selon Damas, les deux pays ont également discuté d'un « cadre global pour l'engagement bilatéral en matière de reconstruction ».

Depuis la chute de Bachar el-Assad, Damas a accueilli plusieurs délégations diplomatiques de haut rang, arabes et occidentales, venues rencontrer les nouvelles autorités syriennes.

Le président syrien par intérim, Ahmad el-Chareh, a rencontré dimanche en Arabie saoudite le prince héritier et dirigeant de facto du royaume, Mohammed ben Salmane, lors de sa première visite à l'étranger depuis qu'il a pris le pouvoir en Syrie après avoir renversé Bachar el-Assad. Selon l'agence officielle saoudienne SPA, M. Chareh a été reçu par le prince héritier, sans que le contenu de leurs échanges n'ait été précisé à ce stade.Plus tôt dimanche, la télévision d'Etat saoudienne el-Ekhbariya avait diffusé l'arrivée de M. Chareh et de son ministre des Affaires étrangères, Assaad el-Chaibani, qui ont été accueillis à Riyad par des responsables saoudiens à leur descente d'avion. M. Chareh a été nommé mercredi président par intérim pour la période de transition en Syrie, lors d'une...
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