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A Tel-Aviv, l'ascenseur émotionnel devant les images des libérations d'otages

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi devant un écran géant à Tel-Aviv pour suivre la libération de huit otages, passant de la joie à l'effroi devant la détresse de la jeune Arbel Yehud, prise au milieu du chaos à Gaza. 

Il est environ 13h quand des images filmées en direct de Gaza montrent la jeune femme, au bord des larmes, entourée d'hommes armés la menant vers un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), au milieu d'une foule aussi hostile que survoltée. 

Sur la place de Tel-Aviv, des gens pleurent face aux images terrifiantes que la télévision israélienne cesse rapidement de diffuser, à la demande de sa famille.

"C'est un mélange d'émotions, une journée tellement excitante. Et pendant un instant, on a senti nos coeurs se réjouir. Mais ce n'est plus le cas car nous venons juste de voir des images effroyables d'Arbel", explique à l'AFP Gal Cohen, une avocate de 28 ans.

"Je suis heureuse mais ma joie se mêle à la tristesse car tant qu'ils ne sont pas tous de retour, on ne pourra pas reprendre la routine," renchérit Lior, une institutrice.

Lors de l'attaque sans précédent du Hamas sur le territoire israélien, le 7 octobre 2023, 251 personnes ont été prises en otage dans la bande de Gaza. Sur ce total, 79 sont encore retenus captifs dont 34 annoncés morts par l'armée israélienne.

- "Une sorte de renaissance" -

En fin de matinée, des dizaines de personnes avaient applaudi en regardant les images d'Agam Berger, une soldate, se hissant dans un véhicule de la Croix-Rouge à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.

Agée alors de 19 ans, 20 aujourd'hui, elle avait été enlevée avec six autres soldates de la base de Nahal Oz, près de la bande de Gaza, par des commandos du Hamas.

La foule sourit, se congratule, certains ouvrent du champagne. La remise de la jeune femme par ses ravisseurs a été soigneusement orchestrée.

Mais aucune image n'est apparue de Gadi Moses, 80 ans, qui figurait plus tôt dans la journée sur une vidéo diffusée par ses ravisseurs du Jihad islamique.

Pas de signe non plus des cinq ouvriers agricoles thaïlandais, libérés le même jour. Mais quelques drapeaux du Royaume émergent de la foule, témoignant qu'ils ne sont oubliés. 

Les drapeaux israéliens, eux, flottent ici et là entre des pancartes à l'effigie des otages encore détenus dans Gaza.

Des images de la télévision israélienne montrent des dizaines de personnes devant le domicile de la famille Berger à Holon (centre), dansant pour célébrer le retour de la jeune femme, puis ses retrouvailles avec ses parents, qui l'enlacent fondant en larmes. 

"Je pense qu'aujourd'hui, nous commençons à refermer une plaie béante qui nous a fait tous souffrir depuis le 7 octobre", assure Gal, un ingénieur informatique de 42 ans. 

"Nous voyons les otages — nos frères et soeurs - entrer chez eux un par un. Nous pleurons avec eux. Et c'est presque comme une sorte de renaissance, de les voir traverser les foules après les expériences terrifiantes qu'ils ont dû endurer", ajoute l'ingénieur.

as-mib/dla/cab

© Agence France-Presse

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi devant un écran géant à Tel-Aviv pour suivre la libération de huit otages, passant de la joie à l'effroi devant la détresse de la jeune Arbel Yehud, prise au milieu du chaos à Gaza. 

Il est environ 13h quand des images filmées en direct de Gaza montrent la jeune femme, au bord des larmes, entourée d'hommes armés la menant vers un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), au milieu d'une foule aussi hostile que survoltée. 

Sur la place de Tel-Aviv, des gens pleurent face aux images terrifiantes que la télévision israélienne cesse rapidement de diffuser, à la demande de sa famille.

"C'est un mélange d'émotions, une journée tellement excitante. Et pendant un...