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Nawaf Salam dénonce les « spéculations » et entend former un gouvernement « à la hauteur des attentes »


Nawaf Salam dénonce les « spéculations » et entend former un gouvernement « à la hauteur des attentes »

Le Premier ministre désigné Nawaf Salam. Stan Honda/AFP

Le Premier ministre désigné Nawaf Salam a dénoncé mardi les « rumeurs et spéculations » entourant la formation de son gouvernement, précisant qu'il poursuivait ses consultations « pour former un cabinet à la hauteur des attentes des Libanaises et des Libanais ».

« Tout ce qui se dit est sans fondement, un tissu de rumeurs et de spéculations, dont certaines ont pour but de semer la confusion. Il n'y a ni noms ni portefeuilles définitifs. Quant à la date de l'annonce de la composition du gouvernement, je travaille sans relâche pour la finaliser », a écrit M. Salam sur la plateforme X. Désigné le 13 janvier pour former la nouvelle équipe ministérielle, il a pris ses fonctions quelques jours après l’élection le 9 janvier du général Joseph Aoun à la présidence libanaise, mettant fin à plus de deux ans de vacance à la tête de l’État libanais. L'accession des deux hommes au pouvoir suscite un espoir de renouveau chez de nombreux Libanais, après que le Hezbollah soit sorti très affaibli de sa guerre contre Israël. 

« Je poursuis mes consultations pour former un gouvernement à la hauteur des attentes des Libanaises et des Libanais, qui réponde à l'urgence de réformes nécessaires, a assuré M. Salam. Je ne dérogerai pas aux critères et principes que j'ai annoncés précédemment ». 

Les messages du Premier ministre désigné interviennent alors que le processus de formation du gouvernement semble piétiner, notamment en raison des pressions exercées par le tandem chiite Amal-Hezbollah pour obtenir certains ministères-clés. En effet, depuis quelques jours, le tandem Amal-Hezbollah soutient que le président de la Chambre, Nabih Berry, a su imposer sa ligne au chef du gouvernement désigné, notamment en ce qui concerne la désignation de Yassine Jaber au poste de ministre des Finances.

De leur côté, les autres protagonistes, notamment les chrétiens et les sunnites, plaident pour des critères unifiés de représentation au sein de la future équipe gouvernementale. 

Le député sunnite Walid Baarini, membre du bloc de la Modération nationale composé principalement de députés sunnites ex-haririens, a lui vivement critiqué dans la journée la « marginalisation » de son groupe parlementaire dans les tractations pour la composition du futur gouvernement. « Nous sommes restés silencieux pendant des jours et avons donné au président désigné une chance d'achever ses consultations. Mais donner à ceux qui ont agité leurs bâtons, déplacé leurs motos et utilisé des méthodes d'intimidation davantage que ce à quoi ils ont droit, et nous ignorer en tant que représentants du Akkar, de Tripoli, de Minié, de Denniyé et du Liban-Nord, c'est franchir toutes les lignes rouges », a écrit le député sur le réseau X. La parlementaire faisait référence aux parades de partisans du tandem chiite organisées dimanche soir à Beyrouth dans certains quartiers chrétiens qui leur sont défavorables, pour célébrer le retour au Liban-Sud des habitants déplacés.

Le Premier ministre désigné Nawaf Salam a dénoncé mardi les « rumeurs et spéculations » entourant la formation de son gouvernement, précisant qu'il poursuivait ses consultations « pour former un cabinet à la hauteur des attentes des Libanaises et des Libanais ».« Tout ce qui se dit est sans fondement, un tissu de rumeurs et de spéculations, dont certaines ont pour but de semer la confusion. Il n'y a ni noms ni portefeuilles définitifs. Quant à la date de l'annonce de la composition du gouvernement, je travaille sans relâche pour la finaliser », a écrit M. Salam sur la plateforme X. Désigné le 13 janvier pour former la nouvelle équipe ministérielle, il a pris ses fonctions quelques jours après l’élection le 9 janvier du général Joseph Aoun à la présidence libanaise, mettant fin à plus de deux...