Des membres des deux commandements régionaux d'Amal et du Hezbollah réunis à Tyr. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah
Le chef de l'organe exécutif du mouvement Amal, Moustapha Fouani, a publié mercredi une circulaire interdisant la participation à tout « mouvement populaire provocateur », quelques jours après les parades organisées par des partisans du tandem chiite Hezbollah-Amal dimanche soir dans certains quartiers chrétiens de Beyrouth, qui leur sont défavorables, pour célébrer le retour au Liban-Sud des habitants déplacés.
Juchés sur leurs mobylettes, ces sympathisants arboraient armes, drapeaux et slogans provocateurs, notamment dans les quartiers de Furn el-Chebbak et de Aïn el-Remmané, de la rue Gouraud à Gemmayzé, et de Hazmieh, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
De quoi contraindre le parti dirigé par le président de la Chambre des députés Nabih Berry à prendre position sur ces défilés qui ont suscité la controverse. « Sur la base de l'idéologie de Son Éminence l'imam sayyed Moussa Sadr, qui considérait l'unité interne comme le meilleur moyen de faire face à l'ennemi, et de la déclaration de M. Nabih Berry, président du mouvement, selon laquelle l'unité nationale et la coexistence sont la base de la survie du Liban, il est interdit à tous les membres du Mouvement de se rendre à des rassemblements de motocyclistes », cite le communiqué.
De plus, ce texte publié par la direction du mouvement allié du Hezbollah estime que ces manifestations sont un « danger pour la stabilité publique ». « Tout mouvement populaire provocateur contredit les directives de la direction du Mouvement qui est attaché au respect de la vie privée des Libanais de toutes les communautés et de toutes les régions. Le Mouvement rejette ces provocations qui mettent en danger la stabilité publique, en particulier les marches de motocyclistes ou les actions provocatrices et les slogans sectaires régionaux, ce qui contredit sa charte et sa vision », conclut la circulaire.
Celle-ci précise par ailleurs que toute violation de cette circulaire expose les contrevenants à une « responsabilité organisationnelle pouvant aller jusqu'à l'expulsion des rangs du Mouvement ».


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