Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Justice

Crime à Mazraet Yachouh : le propriétaire d'une station-service torturé puis tué

Selon une source sécuritaire contactée par « L'Orient-Le Jour », quatre employés de la station-service, de nationalité syrienne, seraient impliqués dans le crime. 

Crime à Mazraet Yachouh : le propriétaire d'une station-service torturé puis tué

Illustration / Philippe Hage Boutros / L'Orient-Le Jour

Lundi soir, le corps sans vie du propriétaire d'une station-service à Mazraat Yachouh, située sur la route entre Antélias et Bickfaya, dans le Metn, a été retrouvé ligoté et jeté à l'intérieur des toilettes de la station, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Le corps présentait des signes de torture. Des agents des services de sécurité se sont immédiatement rendus sur place et ont entamé des investigations pour élucider les circonstances du crime.

La victime, E.H., née en 1963, était originaire de Beit Chabab (Metn). Selon une source sécuritaire contactée par L’Orient-Le Jour, le crime s’est déroulé lundi, vers 14h30. Ce n’est que peu avant 22h que les forces de l’ordre se sont rendues sur place. Elles venaient d’être alertées par des habitants de la région ayant remarqué la fermeture inhabituelle de la station-service en plein jour, ainsi que par des membres de la famille qui avaient tenté en vain de joindre le propriétaire. A leur arrivée sur les lieux, les agents des forces de l’ordre se sont introduits dans son bureau, avant de découvrir son corps inanimé dans les toilettes attenantes. Il avait les mains et les pieds liés, la bouche scotchée d’un sparadrap et la tête recouverte d’un sac en plastique.

À lire aussi

Assassinat d’un concessionnaire automobile à Dbayé, le coupable présumé arrêté

Selon les premières informations partagées par cette même source, quatre employés de la station-service, de nationalité syrienne, seraient impliqués dans le crime. Une vidéo prise par une caméra installée dans le bureau, et diffusée sur les réseaux sociaux, montre trois d’entre eux s’acharnant sur la victime, qui tentait de résister. Le quatrième serait resté à l’extérieur pour éloigner toute suspicion, indique-t-elle, ajoutant que les quatre meurtriers présumés ont ensuite pris la fuite, sans préciser s’ils sont sortis du territoire et entrés en Syrie.

L'argent, probable mobile du crime

Après les investigations préliminaires, le dossier a été transféré au service de renseignements des Forces de sécurité intérieure pour une enquête plus élargie, notamment pour savoir si le mobile du crime est le vol. Selon un habitant de la région, E.H. aurait été torturé pour le contraindre à ouvrir la cachette où il conservait de l’argent. Selon la même source sécuritaire, aucune somme d’argent n’a été retrouvée sur place, ce qui renforce l’hypothèse du vol comme mobile du crime.

Dans un contexte où le rapatriement des déplacés syriens est réclamé par diverses parties au Liban, encore plus depuis la chute du régime Assad le 8 décembre 2024, l’annonce du crime a secoué la région et provoqué des réactions de responsables politiques et administratifs.

Ibrahim Kanaan, député du Metn, a ainsi affirmé sur X que le meurtre perpétré lundi fait partie « de nombreux crimes commis durant ces dernières années » : « N’est-il pas temps que le dossier du retour des réfugiés syriens soit une priorité du gouvernement ? », s’est-il interrogé, appelant à « des mesures punitives strictes et rapides ». « La Commission des réfugiés (UNHCR - Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés) doit immédiatement cesser de fournir des aides aux réfugiés syriens », a-t-il réclamé, estimant qu’à défaut d’une telle mesure, « nous ne les verrons jamais retourner dans leur pays ».

Le dossier du retour des déplacés syriens a fait l'objet de discussions entre le nouvel homme fort de Syrie, Ahmad el-Chareh, et le Premier ministre sortant Nagib Mikati lors d'une rencontre à Damas le 11 janvier 2025. 

Lundi soir, le corps sans vie du propriétaire d'une station-service à Mazraat Yachouh, située sur la route entre Antélias et Bickfaya, dans le Metn, a été retrouvé ligoté et jeté à l'intérieur des toilettes de la station, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Le corps présentait des signes de torture. Des agents des services de sécurité se sont immédiatement rendus sur place et ont entamé des investigations pour élucider les circonstances du crime.La victime, E.H., née en 1963, était originaire de Beit Chabab (Metn). Selon une source sécuritaire contactée par L’Orient-Le Jour, le crime s’est déroulé lundi, vers 14h30. Ce n’est que peu avant 22h que les forces de l’ordre se sont rendues sur place. Elles venaient d’être alertées par des habitants de la région ayant...