Le patriarche Béchara Raï remettant le certificat accompagnant la médaille de saint Maron à Marwan Sehnaoui. Photo DR
C’est au cours d’une cérémonie tenue au siège patriarcal maronite à Bkerké que le patriarche maronite Béchara Raï a remis à Marwan Sehnaoui, président de l’Association libanaise des chevaliers de Malte, la médaille de saint Maron, plus haute distinction de l’Église maronite, en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles au service des populations vulnérables au Liban.
Les différentes allocutions prononcées pour l’occasion par le journaliste Georges Arab et l’évêque Maroun Ammar ont souligné, témoignages à l’appui, le dévouement sans faille de M. Sehnaoui et sa vision au service des plus démunis, sans aucune distinction et selon les valeurs chrétiennes et les principes d’amour, de paix et de coexistence.
Entouré de sa famille et des membres de l’ordre de Malte, mais aussi de personnalités politiques, culturelles et religieuses, M. Sehnaoui a exprimé sa fierté de recevoir cette médaille, remerciant le patriarche Raï et partageant cette distinction avec « la famille de l’ordre de Malte Liban, mes compagnons depuis plus de trente ans, qui se dévouent au service des populations vulnérables sur l’ensemble du territoire libanais dans les domaines de la santé, du bien-être social et de l’agro-humanitaire ».
Le Liban était au cœur du mot prononcé par M. Sehnaoui : « L’ordre de Malte a œuvré sans répit avec professionnalisme, excellence et transparence, pour rebâtir un pays uni par la foi, l’amour et le sentiment d’appartenance de chaque citoyen conscient de son rôle pour l’amélioration de son avenir et la préservation du Liban, terre de diversité et de rencontre des religions. » Il a invité les Libanais à « maintenir leurs racines, fussent-ils résidents ou émigrés, quelle que soit la distance qui les sépare de leur mère patrie. Les Libanais sont en effet un peuple d’émigrés… mais ne doivent jamais devenir un peuple de réfugiés ».
M. Sehnaoui a conclu en formulant l’espoir « de lendemains meilleurs sur le chemin emprunté par l’ordre de Malte il y a plus de neuf siècles, en soutenant les plus vulnérables et en leur donnant les moyens de jouer un rôle citoyen au sein de la société libanaise et de devenir un instrument de changement positif et le vrai socle du renouveau sur lequel sont bâties les nations (…) pour un Liban d’amour et de fraternité, de pardon et d’espérance, de coexistence, de justice et de dignité humaine ».
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