Des participants à l’atelier de théâtre « Cinq jours pour briller » entourant Fouad Yammine. Photo DR
Le théâtre Monnot a récemment vibré au rythme d’une initiative inspirante et profondément humaine : « Cinq jours pour briller », un atelier de théâtre inclusif dédié à 15 jeunes adultes libanais en situation de handicap cognitif. Ce projet, rendu possible grâce au soutien du programme américain IVLP, a offert à ces participants bien plus qu’une expérience artistique : un véritable espace d’expression, de créativité et de dépassement de soi.
Pendant cinq jours, ces jeunes ont exploré différents aspects des arts de la scène, de l’improvisation au chant, en passant par la danse et l’interprétation théâtrale. Les ateliers, conçus pour être accessibles et adaptés à leurs besoins, avaient un objectif clair : renforcer leur confiance, valoriser leurs talents et démontrer le pouvoir rassembleur du théâtre.
Chaque journée était rythmée par des moments forts, notamment des interventions d’artistes invités tels que Bruno Tabbal, Fouad Yammine et Anjo Rihane. Ces professionnels du théâtre et de la scène ont non seulement partagé leur expertise, mais aussi insufflé une énergie et une inspiration nouvelles à un groupe déjà enthousiaste. Ces sessions ont permis aux participants de découvrir des techniques, de se libérer sur scène et de repousser leurs limites personnelles.
L’atelier a également intégré des éléments de préparation technique et artistique, comme la maîtrise de l’articulation, l’écoute active ou encore l’apprentissage du maquillage de scène, transformant chaque participant en une véritable étoile prête à briller. Ces moments de transformation ont renforcé la confiance de chacun et ancré un sentiment de fierté palpable.
Au-delà des ateliers, « Cinq jours pour briller » incarne un message fort : l’art est un vecteur d’inclusion et une opportunité de changer les perceptions sociales. À travers ce projet, ces jeunes ont non seulement découvert leurs propres capacités, mais ont également contribué à sensibiliser la société libanaise à l’importance de voir au-delà des limites apparentes.
Pour Josyane Boulos, directrice du théâtre Monnot et initiatrice du projet, ce n’est que le début d’une aventure qu’elle rêve de voir grandir. « « Cinq jours pour briller » prouve que l’art a le pouvoir de rassembler, d’émanciper et de transformer. J’espère que ce projet deviendra une tradition durable, offrant toujours à des jeunes la chance de révéler leur lumière intérieure. »
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