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Politique - Baabda

Le président Aoun appelle au retour des réfugiés syriens « dès que possible »

Filippo Grandi a indiqué, depuis Baabda, que la proportion des Syriens qui désirent rentrer chez eux est passée de « 1% à 30% en quelques semaines ».

Le président Aoun appelle au retour des réfugiés syriens « dès que possible »

Le président Joseph Aoun recevant le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, jeudi 23 janvier 2025 à Baabda. Photo présidence libanaise

Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré au Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, que le Liban souhaitait le retour des réfugiés syriens dans leur pays « le plus tôt possible ». Il a ajouté que depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre dernier, ceux-ci peuvent revenir en toute sécurité dans leur pays, selon le bureau de presse de la présidence.

Lors d'une réunion au palais de Baabda, le chef de l'Etat a demandé à M. Grandi de commencer à organiser des convois de retour pour les déplacés, appelant la communauté internationale à fournir un soutien matériel et humanitaire dans cet objectif, d'autant plus que certains pays ont déjà commencé à le faire. « Nous voulons que les réfugiés rentrent le plus vite possible chez eux et nous sommes prêts à coopérer avec vous par tous les moyens », a déclaré M. Aoun. Il a souligné l'importance de travailler à l'arrêt des infiltrations des deux côtés de la frontière libano-syrienne.

Pour sa part, M. Grandi a déclaré que l'objectif de sa visite dans la région, qui inclura également la Syrie, la Turquie et l'Égypte, est de discuter de la question des réfugiés syriens à la lumière des nouveaux changements politiques en Syrie. Il a indiqué que, selon les estimations du HCR, plus de 200 000 Syriens déplacés sont rentrés dans leur pays en provenance du Liban, de la Jordanie et d'autres pays, depuis la chute de l'ancien régime syrien le 8 décembre, relevant qu'« il y a beaucoup d'autres personnes qui souhaitent également rentrer ».

« Une enquête menée par le HCR montre que le nombre de ceux qui souhaitent rentrer est passé d'environ 1 % à 30 % en l'espace de quelques semaines », a-t-il déclaré.

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« Notre message aujourd'hui est que nous voulons capitaliser sur ce qui a été réalisé et soutenir les rapatriés, comme nous avons déjà commencé à le faire », a indiqué M. Grandi. Il a souligné que « la relation du HCR avec les nouvelles autorités en Syrie est constructive » et que celles-ci ont commencé à accorder la priorité à cette question. Il a ajouté que « le HCR souhaite travailler avec le Liban pour trouver un moyen pratique de soutenir ce retour ».

Un retour progressif, selon Chareh

M. Grandi a également rencontré le Premier ministre désigné Nawaf Salam. Les deux hommes ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, et ont souligné la nécessité d'intensifier l'action conjointe pour parvenir à un retour sûr et digne des réfugiés syriens dans leur pays, à la lumière des récents développements politiques.

M. Grandi a affirmé qu'il rendrait visite au Premier ministre sortant Nagib Mikati, plus tard dans la journée de jeudi, afin de discuter de questions plus pratiques sur la manière d'accélérer le retour des réfugiés.

Le Haut-Commissaire a également dit qu'il rencontrerait le chef de la nouvelle administration syrienne, Ahmad el-Chareh, samedi, pour discuter des mêmes questions. Selon lui, M. Chareh a informé le HCR que, bien que la nouvelle administration accueille favorablement le retour des Syriens, elle souhaite que celui-ci soit organisé progressivement et non pas d'un seul coup, car cela « créerait de nombreux problèmes à la lumière des défis auxquels la Syrie est actuellement confrontée ». Selon M. Grandi, cela signifie qu'il restera « des personnes déplacées dans les pays qui les accueillent, mais leur nombre diminuera progressivement ».

Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré au Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, que le Liban souhaitait le retour des réfugiés syriens dans leur pays « le plus tôt possible ». Il a ajouté que depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre dernier, ceux-ci peuvent revenir en toute sécurité dans leur pays, selon le bureau de presse de la présidence.Lors d'une réunion au palais de Baabda, le chef de l'Etat a demandé à M. Grandi de commencer à organiser des convois de retour pour les déplacés, appelant la communauté internationale à fournir un soutien matériel et humanitaire dans cet objectif, d'autant plus que certains pays ont déjà commencé à le faire. « Nous voulons que les réfugiés rentrent le plus vite possible chez eux et nous sommes prêts...
commentaires (3)

Ça n’est pas avec ce genre d’annonce ou d’appel qu’on va régler ce problème épineux M. le Président. Arrêtons avec les clichés et exigeons le départ de tous les syriens ou autres peuples qui ont choisi notre pays pour refuge et instaurez une loi qui condamnerait tout individu qui ne s’y plierait pas puisque les pays, hier en guerre se retrouvent dans la même situation de précarité que notre pays. Exigez aussi que toutes les aides aux nécessiteux leur soient accorder une fois rentrés dans leur pays respectifs

Sissi zayyat

17 h 47, le 24 janvier 2025

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Commentaires (3)

  • Ça n’est pas avec ce genre d’annonce ou d’appel qu’on va régler ce problème épineux M. le Président. Arrêtons avec les clichés et exigeons le départ de tous les syriens ou autres peuples qui ont choisi notre pays pour refuge et instaurez une loi qui condamnerait tout individu qui ne s’y plierait pas puisque les pays, hier en guerre se retrouvent dans la même situation de précarité que notre pays. Exigez aussi que toutes les aides aux nécessiteux leur soient accorder une fois rentrés dans leur pays respectifs

    Sissi zayyat

    17 h 47, le 24 janvier 2025

  • D'accord avec le Président. Les Syriens doivent rentrer chez eux. Ils ont leurs biens, leurs familles et leurs emplois chez eux

    Georges Zehil Daniele

    17 h 10, le 23 janvier 2025

  • Je ne comprends pas bien ce que M. Grandi veut dire par "Le nombre de personnes qui souhaitent rentrer (en Syrie) est passé de 1 à 30%". En principe, des réfugiés politiques ne peuvent plus demander asile dans un autre pays, en l'occurrence au Liban, du moment que la menace qui pesait sur eux dans leur pays a disparu. Donc pourquoi laisser entendre que ce retour doit se faire sur une base volontaire?

    Marionet

    16 h 49, le 23 janvier 2025

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