Un camion trainant au sol le visage d'une statue à l'effigie de l'ancien président syrien Hafez al-Assad, le 6 décembre 2024. Mohammad HAJJ KADOUR/AFP
Les autorités syriennes ont condamné jeudi "l'assassinat" dans le centre du pays d'un photographe travaillant pour l'agence officielle Sana, s'engageant à protéger les journalistes.
Ibrahim Ajaj travaillait déjà pour Sana du temps de Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre par une coalition armée dirigée par le groupe radical islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC). Le photographe a été enlevé par deux hommes et son corps a été retrouvé criblé de balles à Hama, dans le centre du pays, selon ses proches.
Il avait reçu des messages de menaces, a indiqué l'un de ses proches qui n'a pas voulu être identifié pour des raisons de sécurité. Dans un communiqué, le ministère de l'Information a "condamné l'assassinat du photographe Ibrahim Ajaj (..) et affirmé son plein engagement à soutenir la liberté de la presse et à protéger les journalistes".
Il a ajouté "coopérer étroitement avec le ministre de l'Intérieur" pour faire la lumière sur les circonstances du crime et en juger les auteurs. Il s'agit du premier assassinat d'un journaliste qui travaillait pour le gouvernement de Bachar al-Assad depuis sa chute, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Selon l'OSDH, basé au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, "des hommes armés non identifiés" ont tué le photographe. D'après l'Observatoire, des groupes armés alliés à HTC ont mené des exécutions extrajudiciaires contre des partisans de Bachar al-Assad, notamment dans les villes de Hama et Homs (centre).
Le nouveau ministre de l'Information, Mohamed al-Omar, a déclaré récemment à l'AFP oeuvrer pour une presse "libre", s'engageant à
Ibrahim Ajaj travaillait déjà pour Sana du temps de Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre par une coalition armée dirigée par le groupe radical islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC). Le photographe a été enlevé par deux hommes et son corps a été retrouvé criblé de balles à Hama, dans le centre du pays, selon ses proches.
Il avait reçu des messages de menaces, a indiqué l'un de ses proches qui n'a pas voulu être identifié pour des raisons de sécurité. Dans un communiqué, le ministère de l'Information a "condamné l'assassinat du photographe Ibrahim Ajaj (..) et...


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