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La Société de radiodiffusion publique israélienne a rapporté que l'armée israélienne se prépare à prolonger sa présence au Liban-Sud, et que la FINUL ainsi que les États-Unis ont été informés de ces plans, selon le Middle East Eye.
Israël aurait sollicité l'approbation de Washington pour cette extension, invoquant la nécessité de « détruire l'infrastructure du Hezbollah ».
Plus tôt dans la journée, le Hezbollah a mis en garde contre toute tentative israélienne de prolonger la date limite de retrait du territoire libanais, telle que prévue dans l'accord de trêve.
Les équipes de la Défense civile ont récupéré deux corps sous les décombres à Khiam, dans le caza de Marjeyoun, où elles opèrent depuis plus d’un mois. Elles ont déjà retrouvé des dizaines de corps, environ 50 rien qu’à Khiam.
À Tebnine, l’attente impuissante d’une famille de déplacés face aux violations israéliennes.
L'Agence des Nations Unies pour les Réfugiés Palestiniens (Unrwa) a déclaré que, bien que les Palestiniens déplacés à Gaza retournent chez eux après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, la majorité de leurs maisons ne sont plus habitables.
« Les besoins sont immenses après 15 mois de bombardements », a précisé l'agence sur X.
Selon Reuters, trois diplomates ont affirmé qu'il était probable que l'armée israélienne demeure dans certaines zones du Liban-Sud au-delà du délai de 60 jours.
Une source politique libanaise citée par l'agence de presse a de son côté indiqué que le président Joseph Aoun avait pris contact avec des responsables américains et français afin de presser Israël de respecter le délai et de mener à bien le retrait prévu.
"Il reste beaucoup à faire", a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien, au sujet de l'accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et l’État hébreu, rapporte Reuters. "Il y a eu des progrès positifs avec le déploiement de l'armée libanaise et de la FINUL pour remplacer les forces du Hezbollah, comme stipulé dans l'accord, a-t-il ajouté. Cependant, ces mouvements n'ont pas été suffisamment rapides, et il reste beaucoup à faire."
Le porte-parole n'a pas répondu aux questions concernant une éventuelle demande d'extension de l'accord et n'a pas précisé si l'armée israélienne resterait au Liban après le délai de 60 jours.
La trêve, entrée en vigueur le 27 novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël, a été assortie d'une période de deux mois au cours de laquelle Israël doit se retirer des territoires qu'elle occupe au Liban-Sud, tandis que l'armée libanaise doit s'y déployer et que le Hezbollah doit se retirer au nord du fleuve Litani.
Le Hezbollah a publié un communiqué déclarant que toute violation du délai de 60 jours serait une "violation flagrante de l'accord, une violation continue de la souveraineté libanaise", ajoutant que cette situation doit être réglée "par l'État à travers tous les moyens et méthodes garantis par les conventions internationales ... pour récupérer la terre."
"La période de 60 jours pour le retrait définitif d'Israël du territoire libanais touche à sa fin, ce qui impose sa mise en œuvre totale et complète conformément à ce qui a été prévu dans l'accord de cessez-le-feu", a déclaré le groupe chiite.
"Certaines fuites faisant état du report du retrait de l'ennemi et de son maintien plus longtemps au Liban obligent tout le monde, en particulier l'autorité politique au Liban, à agir efficacement et à suivre les derniers jours du délai pour garantir l'exécution du retrait complet et le déploiement de l'armée libanaise jusqu'au dernier centimètre du territoire libanais, ainsi que le retour rapide des habitants dans leurs villages, sans permettre à aucune excuse ou prétexte de prolonger l'occupation", indique le communiqué.
"Alors que nous suivrons l'évolution de la situation, qui devrait se conclure dans les prochains jours par un retrait complet, nous n'accepterons aucune violation de l'accord et des engagements, et toute tentative d'évasion sous de faux prétextes sera rejetée. Nous appelons à un respect strict de l'accord sans aucune concession", a conclu le Hezbollah.
La Jordanie ne peut se permettre une autre guerre en Cisjordanie occupée, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Ayman Safadi, lors du Forum économique mondial à Davos.
Photo relayée par Mountasser Abdallah
L'armée israélienne a fait exploser des installations liées au projet d'alimentation d'eau près de la route principale dans la localité de Houla (Marjayoun), ont rapporté des résidents locaux, faisant état d'une forte explosion.
Le chef de la municipalité de Naqoura, Abbas Awada, a déclaré vers midi à notre correspondant dans le Sud que l'armée libanaise avait autorisé les habitants de Naqoura à entrer dans la ville pendant quatre heures seulement aujourd'hui, pour inspecter les lieux.
Awada a expliqué que la décision de n'autoriser l'entrée que pendant quatre heures visait à préparer les conditions et l'atmosphère nécessaires pour un retour sécurisé, conditions qui ne sont pas encore réunies.
La municipalité, avec le soutien de l'armée libanaise, est en train d'ouvrir les routes à l'intérieur de la ville.
Enfin, il a indiqué que les résidents attendaient une décision finale de l'État libanais concernant leur retour.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a exprimé son "inquiétude" face à l'escalade de la violence en Cisjordanie occupée, depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza la semaine dernière.
"Nous observons des schémas inquiétants d'usage illégal de la force en Cisjordanie, qui est inutile, indiscriminé et disproportionné. Cela reflète les tactiques employées par les forces israéliennes à Gaza", a déclaré Angelita Caredda, directrice régionale de la zone Mena pour le NRC, dans un communiqué.
"En vertu du droit international, Israël doit mettre fin à son occupation du territoire palestinien aussi rapidement que possible. En attendant, il doit pleinement respecter ses obligations en tant que puissance occupante, y compris la protection des civils."
Les forces israéliennes ont coupé l'électricité dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, ainsi que dans certaines zones environnantes, selon le gouverneur de Jénine, Kamal Abou al-Rab.
S'adressant à l'agence de presse palestinienne Wafa, il a déclaré que la panne s'étendait à l'hôpital de Jénine et à l'hôpital spécialisé Ibn Sina, mettant en péril leurs opérations d'urgence. Actuellement, les hôpitaux tentent d'utiliser leurs réserves de carburant et d'en obtenir d'autres pour maintenir l'électricité dans leurs services d'urgence, de dialyse et de pouponnière, a ajouté le gouverneur de Jénine.
Le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré que les forces israéliennes ont confisqué et détruit des armes appartenant au Hezbollah dans le sud du Liban.
Adraee a déclaré que les forces de la Brigade 7, commandée par la Division Galilée (91), « ont trouvé de grandes quantités d'armes, y compris des roquettes Kornet, des bombes et des fusils Kalachnikov », qui ont tous été confisqués ou détruits.
Les troupes ont également trouvé plusieurs tunnels souterrains utilisés comme abris et sites de stockage d'armes pour le Hezbollah ». Hezbollah », a-t-il ajouté dans un communiqué publié sur X
La Banque centrale de Syrie a annoncé mercredi qu'elle allait geler tous les comptes bancaires des personnes et des entreprises liées au régime Assad, qui a été renversé le 8 décembre 2024 par Hay'at Tahrir al-Cham (HTC), selon une décision officielle datée du 22 janvier 2025 et signée par Maysaa Sabrine, la gouverneure désignée par la coalition islamiste.
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi un nouveau bilan d'au moins 47.283 morts dans la guerre dans la bande de Gaza au fur et à mesure que sont découverts des corps sous les décombres, rapporte l'AFP. Les dépouilles de 122 personnes "sont arrivées dans les hôpitaux (...) ces dernières 24 heures", a indiqué le ministère qui précise que 120 d'entre elles ont été "découvertes sous les décombres", sans donner de détails sur les deux autres.
Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a salué jeudi le classement par les États-Unis des rebelles yéménites houthis comme une "organisation terroriste".
"Il s'agit d'une étape importante du combat contre le terrorisme et les éléments déstabilisateurs dans notre région", a-t-il écrit sur X après que le président Donald Trump a signé mercredi un décret visant à classer de nouveau les Houthis comme une « organisation terroriste étrangère ».
Photo de Bakr ALKASEM/AFP
Des passagers débarquent d'un avion de Turkish Airlines transportant une délégation diplomatique d'Ankara et une cargaison d'aide fournie par le Croissant-Rouge turc, à l'aéroport international de Damas, dans la capitale syrienne, le 23 janvier 2025.
Un premier avion de la compagnie aérienne Turkish Airlines a atterri jeudi à l'aéroport international de Damas, après 13 ans d'interruption, a rapporté un correspondant de l'AFP.
L'avion est arrivé d'Istanbul avec à son bord 345 passagers et de l'aide humanitaire, dont le PDG de Turkish Airlines, Bilal Eksi, et des responsables turcs. "Le premier avion transportant des passagers de Turkish Airlines a atterri à l'aéroport international de Damas après une interruption d'environ 13 ans, avec à son bord des passagers syriens", a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Photo ani
Le président du Parlement Nabih Berry se réunit avec le chef du comité de suivi de l'application de l'accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, le général américain Jasper Jeffers, en présence de l'ambassadrice des États-Unis au Liban, Lisa Johnson, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
L'armée israélienne a dynamité avant midi toutes les aires de loisir installées sur les rives de la rivière Wazzani aujourd'hui , ont déclaré des résidents et des témoins de la région à notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Ils ont déclaré que des explosions ont été entendues pednant plus d'une heure et que des colonnes de fumée se sont élevées de la zone où se trouvent ces aires.
Plus de 11 aires étaient construites sur les rives cette rivières, située à proximité de la frontière israélo-libanaise.
Une forte explosion, provoquée par l'armée israélienne, a été entendue à Meis el-Jabal (caza de Marjeyoun), selon notre correspondant au Liban-Sud.
Plusieurs véhicules de l'armée libanaise ont été stationnés à l'entrée de Aiïta el-Chaab (caza de Bint Jbeil) en direction du village de Rmeich, selon notre correspondant dans le Sud.
Selon The National, des centaines de personnes se sont rendues sur le site où le chef du Hamas, Yahya Sinouar, a été tué par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu à Gaza, dimanche. Le dirigeant a été tué le 16 octobre de l'année dernière dans le quartier de Tel Al Sultan à Rafah.
Selon The National, la maison où Sinouar a vécu ses derniers instants, désormais réduite en tas de décombres, est considérée comme un symbole "d'honneur et de défi". Certains habitants ont déjà commencé à appeler le quartier Tel Al-Sinouar en hommage à sa mémoire.
Photo prise sur la route qui mène à Naqoura relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah
Toujours au Liban-Sud, des habitants de Khiam attendent dans leurs voitures au poste de contrôle de l'armée libanaise à l'entrée nord pour pouvoir retourner dans leur localité, qui était occupée par l'armée israélienne, rapporte notre correspondant.
Une scène identique se déroule sur la route qui mène à Naqoura (caza de Tyr).
Selon notre correspondant, une force israélienne composée de quatre chars, d’un bulldozer et de véhicules de transport de troupes avance dans le quartier de Ras al-Dahr, à l’ouest de Meis el-Jabal (caza de Marjeyoun), pour l'inspecter de fond en comble.
Un officier supérieur de l'armée israélienne, cité par Haaretz et The Times of Israel, a déclaré que 13 militants ont été tués lors de l'opération israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée.
Des centaines de personnes quittaient jeudi le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, sur ordre des autorités israéliennes, a déclaré à l'AFP le gouverneur de la ville, au troisième jour d'une vaste opération militaire.
"Des centaines de résidents du camp ont commencé à partir après que l'armée israélienne, via des porte-voix fixés sur des drones et des véhicules militaires, leur a ordonné de l'évacuer", a déclaré le gouverneur Kamal Abou al-Roub.
Selon notre correspondant au Liban-Sud, l'armée israélienne démolit des bâtiments dans des zones agricoles situées dans le secteur de Maysset, à Wazzani (caza de Marjeyoun).
L'ambassadeur d'Israël sortant aux États-Unis, Michael Herzog, a déclaré qu'Israël menait des discussions avec l'administration Trump pour prolonger la présence de l'armée israélienne au Liban-Sud au-delà de l'échéance de dimanche prochain fixée par l'accord de cessez-le-feu, a rapporté le Haaretz.
"L'accord prévoyait un délai de 60 jours pour le retrait (de l'armée israélienne) du Liban-Sud et pour que l'armée libanaise prenne sa place, mais ce délai n'est pas gravé dans le marbre et a été formulé avec une certaine flexibilité", a déclaré M. Herzog à la radio de l'armée israélienne.
"Nous sommes en discussion avec l'administration Trump afin de prolonger le temps nécessaire pour permettre à l'armée libanaise de se déployer véritablement et de remplir son rôle dans le cadre de l'accord. Ces discussions sont en cours. L'administration entrante comprend nos besoins et notre position en matière de sécurité, et je pense que nous parviendrons à un accord sur cette question", a encore développé le diplomate.
Le gouvernement israélien a nommé en novembre dernier Yechiel Leiter, un proche du Premier ministre Benyamin Netanyahu, au poste d’ambassadeur aux États-Unis pour succéder à Michael Herzog. Ce dernier devait en principe rester en fonction jusqu’à l’investiture de Donald Trump le 20 janvier.
Pendant la nuit de mercredi à jeudi au Liban-Sud :
* Mercredi en début de soirée, vers 21h, l’armée israélienne a provoqué deux puissantes explosions à la périphérie ouest du village de Meis el-Jabal, dans le caza de Marjeyoun, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
* Toujours dans le caza de Marjeyoun, les forces israéliennes ont dynamité plus de trois habitations dans la région de Deir Mimas, au niveau de la localité d’el-Khalla, située à quelques kilomètres de la frontière libano-israélienne.
* Dans la matinée, l’armée israélienne a incendié une maison située dans le quartier est de la localité de Kantara, à environ neuf kilomètres à l’ouest de la Ligne bleue, près de la localité de Taybé (deux localités du caza de Marjeyoun).
* Par ailleurs, les habitants de Naqoura (caza de Tyr) devraient regagner leur village en début de journée.
La France a exprimé mercredi "ses vives préoccupations concernant l’accroissement des tensions sécuritaires" en Cisjordanie, où l'armée israélienne a lancé une opération juste après le début de la trêve à Gaza entre Israël et le Hamas, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Paris a appelé "les autorités israéliennes à faire preuve de retenue", alors que la ville de Jénine était prise sous les tirs nourris et les explosions au deuxième jour de l'opération israélienne.
Des procureurs suisses ont précisé mercredi qu'ils étudiaient plusieurs plaintes déposées contre le président israélien en visite dans le pays, Isaac Herzog, accusé par des ONG "d'incitation au génocide" dans le cadre de la guerre à Gaza.
Le ministère public de la Confédération (MPC) a confirmé dans un courriel envoyé à l'AFP avoir reçu "plusieurs plaintes pénales" contre M. Herzog, qui a participé cette semaine à la réunion annuelle du Forum économique mondial dans la luxueuse station de ski suisse de Davos.
"Les plaintes pénales sont en cours d'examen conformément à la procédure habituelle", a indiqué le ministère public, sans divulguer le détail des plaintes, précisant être en contact avec le ministère suisse des Affaires étrangères pour "examiner la question de l'immunité de la personne concernée".
Si vous avez raté cette information hier : les médias palestiniens ont rapporté que Hussein Fayad, commandant du bataillon Beit Hanoun du Hamas que l'armée israélienne a prétendu avoir tué en mai 2024, semble être en vie et en bonne santé, s'exprimant lors d'un enterrement dans le nord de la bande de Gaza, comme le montre une vidéo publiée en ligne.
Le président américain Donald Trump a signé un décret visant à classer de nouveau les rebelles houthis du Yémen comme une "organisation terroriste étrangère", a annoncé mercredi la Maison Blanche.
L'ancien président démocrate Joe Biden avait supprimé cette qualification peu après son élection en 2020 puis, il y a un an, avait classé les houthis comme entité "spécialement désignée comme terroriste au niveau mondial", une catégorie un peu moins sévère justifiée à l'époque par la volonté de maintenir le flot d'aide humanitaire à ce pays en guerre.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a justifié l'opération dans le camp de réfugiés de Jénine par "un changement dans l'approche de sécurité" de l'armée en Cisjordanie : "Nous frapperons de manière décisive les tentacules de la pieuvre jusqu'à ce qu'ils soient sectionnés".
Benjamin Netanyahu a placé l'opération dans le cadre d'une stratégie plus large visant l'Iran, "quel que soit l'endroit où elle envoie ses armes - à Gaza, au Liban, en Syrie, au Yémen" et en Cisjordanie.
La France a exprimé mercredi "ses vives préoccupations concernant l'accroissement des tensions sécuritaires" en Cisjordanie et appelé "les autorités israéliennes à faire preuve de retenue", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Les violences en Cisjordanie ont explosé depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sud d'Israël, et qui fait l'objet d'une trêve fragile depuis dimanche. Depuis, au moins 848 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par l'armée israélienne ou par des colons, selon le ministère palestinien de la Santé.
Dans le même temps, au moins 29 Israéliens, dont des soldats, y ont péri dans des attaques palestiniennes ou dans des opérations militaires, selon Israël.
Enfin, le ministère de la Santé de la bande de Gaza a déclaré mercredi qu'au cours des dernières 24 heures, 59 corps et 273 blessés ont été amenés dans les hôpitaux de la bande de Gaza, ce qui porte à 47 161 et 111 166 les nombres respectifs de tués et de blessés dans l'enclave depuis le début de la guerre.
Des milliers de personnes sont toujours portées disparues.
Le dernier bilan des combats de l'opération "Mur de Fer", qui remonte à mardi soir, faisait état de dix morts et 35 blessés, selon le ministère palestinien de la Santé.
Jénine, notamment son camp de réfugiés, est régulièrement la cible d'opérations militaires israéliennes contre les groupes armés, dont le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements plus ou moins en lien avec eux.
Ces derniers mois, les opérations se sont succédé, laissant des quartiers coupés les uns des autres, notamment parce que l'asphalte de certaines routes a été éventré par des bulldozers israéliens. L'armée dit avoir recours à ces engins pour se prémunir de dispositifs explosifs.
Un journaliste de l'AFP a constaté qu'un dispositif vidéo avait été installé sur une artère de Jénine, devant lequel passaient des dizaines d'habitants. Certains d'entre eux étaient interpellés par les forces israéliennes.
La chaîne qatarie Al Jazeera a indiqué que son journaliste Mohammed Al-Atrash avait été arrêté à son domicile par les forces palestiniennes "pour l'empêcher de couvrir l'opération israélienne".
Dans l'une de ses premières décisions, le président Trump a par ailleurs mis fin aux sanctions imposées par Joe Biden à des colons israéliens extrémistes de Cisjordanie, occupée depuis 1967, en raison de leurs attaques contre les Palestiniens.
En 2020, lors de son premier mandat, le républicain avait proposé un "deal du siècle" pour le conflit israélo-palestinien qui prévoyait l'annexion par Israël de pans de la Cisjordanie, mais n'avait jamais abouti. Son retour a donc ravivé en Israël le débat sur cette question ultrasensible.
Dans ce contexte, dès le lendemain de son investiture et deux jours après l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza, l'armée israélienne a "lancé une opération antiterroriste" à Jénine, ville du nord de la Cisjordanie.
"La situation est très difficile. L'armée d'occupation a rasé au bulldozer toutes les routes menant au camp de Jénine et à l'hôpital", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la ville, Kamal Abu Rub. "Il y a des tirs et des explosions. Un avion survole la zone", a-t-il ajouté, évoquant de nombreuses arrestations.
L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir "frappé plus de dix terroristes" au cours de l'opération.
Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont commencé à mettre en œuvre dimanche dernier un cessez-le-feu dans la guerre qui les oppose depuis 15 mois dans la bande de Gaza et qui prévoit un échange d'otages et de prisonniers.
Cet accord en plusieurs temps avait été esquissé en mai par Joe Biden, le prédécesseur démocrate de Donald Trump, puis finalement conclu grâce aux efforts conjoints des équipes diplomatiques de l'un et de l'autre.
Le nouveau président américain a cependant révélé lundi, quelques heures après son investiture, qu'il n'était "pas sûr" que la trêve à Gaza tienne.
En ce qui concerne Gaza où la trève entrée en vigueur dimanche est entrée dans son cinquième jour, le nouveau chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a promis un "soutien inébranlable" à Israël sur fond de fragile cessez-le-feu à Gaza et d'intervention de l'armée israélienne à Jénine en Cisjordanie occupée.
Alors que cette ville se trouvait visée par des tirs nourris, le secrétaire d'État s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour "souligner que le maintien du soutien inébranlable des Etats-Unis à Israël est une priorité absolue pour le président Donald Trump", a affirmé la porte-parole du département d'État, Tammy Bruce, dans un communiqué.
M. Rubio a également "félicité le Premier ministre pour les succès remportés par Israël contre le Hamas et le Hezbollah et s'est engagé à travailler sans relâche pour aider à libérer tous les otages encore détenus à Gaza", a-t-elle souligné.
L'information de la matinée vient du Liban-Sud. Contactée, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a confirmé ce matin à L'Orient-Le Jour que deux soldats du contingent finlandais avaient été "légèrement blessés" mercredi après-midi, à 13h50, par une "explosion très probablement liée à une démolition contrôlée près de Markaba", dans le caza de Marjeyoun.
L'information a été rapportée pendant la nuit par la chaîne Al-Mayadeen, qui avait évoqué des blessures provoquées par un bombardement.
"En plus de ces blessures, un véhicule de l'ONU a été considérablement endommagé. Nous réitérons l'importance pour les parties d'assurer la sûreté et la sécurité du personnel et des locaux des Nations unies", pouvait-on lire dans le communiqué relayé par le porte-parole de la FINUL, Andrea Tenenti.
Cet incident intervient quelques jours après la visite au Liban du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui avait notamment fait un crochet au Sud-Liban pour visiter les positions de la FINUL. Avant de partir, il avait assuré que la communauté internationale « n’acceptera pas que la guerre reprenne » à quatre jours de la fin de la période de deux mois devant permettre de mettre en œuvre les modalités du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Il avait aussi condamné toutes les agressions contre les Casques bleus
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct des événements au Moyen-Orient, notamment du cinquième jour de trêve à Gaza, entrée en vigueur dimanche, mettant au moins temporairement en pause une guerre qui a duré 471 jours et fait des dizaines de milliers de morts.
Nous suivrons également les derniers développements au Liban, au Yémen et en Syrie, plus d’un mois après la chute du régime Assad.
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