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Moyen-Orient - Repère

Israël, Egypte, Allemagne, Iran... Quelles sont les principales réactions après l'annonce d'une trêve à Gaza ?

Joe Biden s'est dit « ravi » mercredi de la future libération des otages, tandis que Donald Trump, s'est attribué le mérite d'un accord.

Le président américain Joe Biden, accompagné de la vice-présidente Kamala Harris (à gauche) et du secrétaire d'État Antony Blinken (à droite), parle de l'accord de cessez-le-feu et de libération d'otages entre Israël et le Hamas dans le Grand Foyer de la Maison Blanche, le 15 janvier 2025. Photo Roberto SCHMIDT/AFP

Israël et le Hamas ont accepté mercredi un accord pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération d'otages, après 15 mois d'une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts et plongé dans le chaos le territoire palestinien. L'accord a été âprement négocié par les médiateurs internationaux, Qatar, Etats-Unis et Egypte, et conclu à quelques jours du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. 

Selon le Premier ministre du Qatar, la trêve entrera en vigueur dimanche. Tour d'horizon des principales réactions à cette annonce.

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USA - Joe Biden

Joe Biden s'est dit « ravi » mercredi de la future libération des otages à Gaza, prévue par l'accord conclu entre Israël et le Hamas.

Le président américain, qui quittera la Maison Blanche lundi au lendemain de l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza, a affirmé dans un communiqué que cet accord était à mettre au crédit d'une « tenace et minutieuse » campagne diplomatique américaine.

USA - Donald Trump

Le président élu Donald Trump, qui prendra ses fonctions à la Maison Blanche lundi, s'est attribué mercredi le mérite d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas et assuré qu'il ne laisserait pas la bande de Gaza « redevenir un refuge pour terroristes », après l'annonce par plusieurs sources d'un tel accord.

Israël

Le président israélien Isaac Herzog a salué l'accord sur une trêve à Gaza, le qualifiant de « bon choix » afin de ramener les otages retenus dans le petit territoire palestinien.

« En tant que président de l'Etat d'Israël, je dis de manière très claire: c'est un bon choix. C'est un choix important. Un choix nécessaire. Il n'y a pas d'obligation morale, humaine, juive ou israélienne plus grande que de ramener nos fils et nos filles parmi nous », a affirmé M. Herzog dans une intervention télévisée.

Hamas

Le Hamas a déclaré que l'accord de cessez-le-feu à Gaza était le fruit de la « ténacité » du peuple palestinien et de la « vaillante résistance » du mouvement islamiste.

« L'accord de cessez-le-feu est le produit de la ténacité légendaire de notre peuple palestinien et de notre vaillante résistance dans la bande de Gaza depuis plus de 15 mois », a déclaré le mouvement dans un communiqué, avant d'ajouter que l'accord ouvrait « la voie à la réalisation des aspirations de (son) peuple à la libération ».

« Nous n'oublierons pas et nous ne pardonnerons pas », les souffrances vécues par les Palestiniens, a souligné le principal négociateur du Hamas, Khalil al-Hayya.

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Égypte

Le président égyptien Abdelfattah al-Sissi a salué l'accord, qu'il a présenté comme le résultat de « plus d'un an d'efforts acharnés de médiation égyptienne, qatarie et américaine ». 

Dans un communiqué, il a souligné « l'importance d'accélérer l'entrée d'une aide humanitaire d'urgence à la population de Gaza pour faire face à la situation humanitaire catastrophique actuelle ».

Jordanie

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a salué l'accord et a exhorté la communauté internationale à engager une « action immédiate pour acheminer l'aide » dans le petit territoire palestinien. 

Union européenne

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'accord de trêve et exhorté les deux parties à « le mettre pleinement en oeuvre ». 

« Cet accord apporte de l'espoir à toute une région, où les gens ont enduré d'immenses souffrances pendant bien trop longtemps », a-t-elle applaudi sur X. 

« Je salue l'accord de cessez-le-feu et l'accord sur les otages entre Israël et le Hamas, qui apporteront un répit bien nécessaire aux personnes touchées par ce conflit dévastateur », a affirmé pour sa part la commissaire européenne à la Méditerranée Dubravka Suica, sur X.

Allemagne

« Ce cessez-le-feu ouvre la porte à une fin permanente de la guerre et à l'amélioration à la situation humanitaire précaire à Gaza », a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz sur X, soulignant que l'accord devait désormais être « appliqué à la lettre ».

« Il y a de l'espoir que les otages soient enfin libérés et que les morts à Gaza cessent. Tous ceux qui occupent des postes de responsabilité doivent maintenant veiller à saisir cette opportunité », a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock sur les réseaux sociaux.

Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé que l'accord à Gaza, « une nouvelle qu'attendaient désespérément les Israéliens et les Palestiniens », n'avait que « trop tardé ».

« Ils ont supporté le plus gros de ce conflit - déclenché par la brutale attaque terroriste du Hamas », a-t-il remarqué dans un communiqué, ajoutant qu'il faut désormais s'attacher à bâtir « un avenir durablement meilleur (...) grâce à une solution à deux Etats ».

Italie

Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a estimé que l'accord conclu pour un cessez-le-feu et la libération d'otages à Gaza était « une excellente nouvelle », et « un pas important vers la paix ».

« Nous devons consolider ce cessez-le-feu et avancer vers les prochaines étapes », a-t-il ajouté devant des journalistes.

Espagne

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a salué l'accord, affirmant qu'il « est crucial pour atteindre la stabilité régionale ». 

Il « représente une étape indispensable sur la voie d'une solution à deux Etats et d'une paix juste et respectueuse du droit international », a-t-il écrit sur X, ajoutant que l'accord « devrait mettre fin au conflit, permettre de remédier à la situation humanitaire désastreuse à Gaza et de libérer tous les otages ».

Belgique

« Après de trop longs mois de conflit, nous éprouvons un immense soulagement pour les otages, pour leurs familles et pour la population de Gaza », a affirmé le Premier ministre belge, Alexander de Croo, dans un message sur X. « Espérons que ce cessez-le-feu mettra fin aux combats et marquera le début d'une paix durable. La Belgique est prête à y contribuer ».

Turquie

« Nous espérons que cet accord sera bénéfique pour notre région et pour toute l'humanité, en particulier pour nos frères palestiniens, et qu'il ouvrira la voie à une paix et à une stabilité durables », a écrit le président turc Recep Tayyip Erdogan sur X.

Irak

L'Irak a salué mercredi soir l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, soulignant « la nécessité de permettre immédiatement l'arrivée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza et dans les territoires palestiniens. »

Estimant que la trêve intervient après « des sacrifices immenses et une grande souffrance du peuple palestinien » à Gaza, le ministère des Affaires étrangères irakien appelle à « intensifier les efforts internationaux pour la reconstruction des zones touchées par les destructions durant l'agression » israélienne, afin de « garantir un retour à la vie normale et une amélioration des conditions de vie de la population ».

Iran

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont salué jeudi l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza comme une « victoire » pour les Palestiniens et une « défaite » pour Israël.

« La fin de la guerre et l'imposition d'un cessez-le-feu (...) constituent une victoire claire et une grande victoire pour la Palestine, ainsi qu'une défaite encore plus grande pour le monstrueux régime sioniste », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Chine

Le ministère chinois des Affaires étrangères a salué l’accord de trêve à Gaza entre Israël et le Hamas. Il a espéré que « cet accord sera appliqué de manière efficace, et qu’il mènera à un cessez-le-feu total et permanent à Gaza ». Le ministère chinois des AE a appelé « toutes les parties à saisir l’opportunité de cet accord pour promouvoir la désescalade dans la région ».

ONU

Le secrétaire général de l'ONU a salué l'accord de trêve à Gaza, « première étape cruciale » qui doit impérativement permettre la levée des obstacles à l'aide humanitaire dans le territoire palestinien.

« Il est impératif que ce cessez-le-feu lève les importants obstacles sécuritaires et politiques à l'acheminement de l'aide humanitaire à travers la bande de Gaza pour que nous puissions soutenir une augmentation majeure de l'aide humanitaire d'urgence », a déclaré Antonio Guterres à la presse, soulignant que la priorité était d' « alléger les souffrances immenses causées par le conflit ».

Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk a salué l'accord , affirmant qu'il promettait « un profond soulagement après tant de douleur et de misère insupportables ». 

« Je suis extrêmement soulagé par l'annonce de la première phase d'un cessez-le-feu à Gaza, et maintenant il est impératif qu'il tienne », a-t-il déclaré dans un communiqué.

CICR

Le Comité international de la Croix rouge (CICR) s'est dit prêt à faciliter la libération d'otages et de prisonniers et à « augmenter massivement » son assistance à Gaza.

Israël et le Hamas ont accepté mercredi un accord pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération d'otages, après 15 mois d'une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts et plongé dans le chaos le territoire palestinien. L'accord a été âprement négocié par les médiateurs internationaux, Qatar, Etats-Unis et Egypte, et conclu à quelques jours du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. 

Selon le Premier ministre du Qatar, la trêve entrera en vigueur dimanche. Tour d'horizon des principales réactions à cette annonce. Lire aussi Après l’accord à Gaza, un plan crédible pour le « jour d’après » ? USA - Joe Biden

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