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Dernières Infos - Cisjordanie Occupée

Trois palestiniens tués, dont deux enfants, dans une frappe de drone israélien à Tammoun

Des soldats israéliens près d'un enfant palestien lors d'une manifestation de colons israéliens dans le vieux marché d'Hébron en Cisjordanie occupée le 28 décembre 2024. Hazem Bader/AFP

Un responsable palestinien a annoncé mercredi que trois personnes, dont deux enfants, avaient été tuées dans une frappe aérienne israélienne dans le nord de la Cisjordanie occupée, où l'armée avait affirmé mener une opération de « contre-terrorisme ». Ahmad Assad, le gouverneur de la région de Tubas, a déclaré à l'AFP que trois membres d'une même famille, âgés de huit, 10 et 23 ans étaient morts devant leur maison dans le village de Tammoun et que l'armée avait emporté leurs corps.

L'armée « nous a officiellement informés, via le mécanisme de coordination, qu'elle avait les corps », a-t-il dit en identifiant les personnes décédées comme Adam, Hamza et Reda Bisharat. Mercredi après-midi, le Croissant-Rouge palestinien a déclaré avoir « reçu » des autorités israéliennes les corps des personnes tuées à Tammoun et annoncé qu'ils seraient transférés dans un hôpital de Tubas.

Sur place, un journaliste de l'AFP a constaté qu'une maison où vivent des membres de cette famille portait les stigmates d'une explosion et que l'armée israélienne avait quitté les environs. « Nous étions assis dans notre maison pendant que nos enfants jouaient dans la cour », a raconté à l'AFP Jalal Bisharat, un proche des victimes, en affirmant que « l'armée d'occupation israélienne les a pris pour cibles ». « C'est un message envoyé par l'occupation qui montre que personne n'est en sécurité chez lui », a-t-il ajouté. Il s'agit de la deuxième frappe aérienne israélienne sur Tammoun en deux jours.

Alors qu'elle intervenait à Tammoun, l'armée avait annoncé mardi que son aviation avait « frappé une cellule terroriste » dans ce secteur, après des tirs ayant visé ses soldats. Ce village avait déjà été le théâtre d'opérations israéliennes en 2024, impliquant également l'armée de l'air. Cette partie du territoire palestinien est considérée comme un des bastions des groupes armés palestiniens, notamment le Jihad islamique. Les raids militaires israéliens dans des localités du nord de la Cisjordanie sont fréquents, l'armée expliquant y combattre des groupes armés préparant des attaques contre Israël. Le ministère des Affaires étrangères palestinien a estimé mercredi qu'il s'agissait d'un « prétexte ».

Lundi, des hommes armés avaient ouvert le feu sur un bus et d'autres véhicules près du village palestinien d'al-Funduq, tuant trois Israéliens et en blessant huit autres, selon l'armée et les secouristes. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré mercredi devant des dirigeants locaux des colonies israéliennes de Cisjordanie, illégales au regard du droit international, qu'il avait demandé à l'armée d' »intensifier l'activité militaire » dans ce territoire afin d'assurer « la sécurité des colonies et des colons ».

M. Katz a dit constater « des efforts grandissants pour encourager le terrorisme palestinien » en Judée et en Samarie, utilisant le nom qu'Israël donne à la Cisjordanie. La violence en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, est montée en flèche depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

Au moins 825 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, selon des données de l'Autorité palestinienne. Dans le même temps, selon des données officielles israéliennes, au moins 28 Israéliens, civils ou militaires, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.

Un responsable palestinien a annoncé mercredi que trois personnes, dont deux enfants, avaient été tuées dans une frappe aérienne israélienne dans le nord de la Cisjordanie occupée, où l'armée avait affirmé mener une opération de « contre-terrorisme ». Ahmad Assad, le gouverneur de la région de Tubas, a déclaré à l'AFP que trois membres d'une même famille, âgés de huit, 10 et 23 ans étaient morts devant leur maison dans le village de Tammoun et que l'armée avait emporté leurs corps.L'armée « nous a officiellement informés, via le mécanisme de coordination, qu'elle avait les corps », a-t-il dit en identifiant les personnes décédées comme Adam, Hamza et Reda Bisharat. Mercredi après-midi, le Croissant-Rouge palestinien a déclaré avoir « reçu » des autorités israéliennes les corps...