L'ex-sécrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah en 2003. Photo Ramzi Haidar/AFP
L'assassinat de l'ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est le résultat de « deux décennies de travail méthodique de renseignement israélien en préparation à une guerre totale », a rapporté le New York Times (NYT) dans un article publié dimanche.
Nasrallah a été tué dans une frappe aérienne israélienne visant le quartier général souterrain du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre, quatre jours après l'escalade du conflit entre le parti chiite et Israël.
Outre Nasrallah, de nombreux commandants militaires du Hezbollah ont été tués pendant la guerre. L'enquête du NYT, basée sur des entretiens avec plus d'une vingtaine d'actuels et anciens responsables israéliens, américains et européens, qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat pour discuter d'opérations classifiées, a révélé à quel point les espions israéliens avaient « pénétré » le Hezbollah.
En 2012, l'Unité israélienne 8200 - l'équivalent israélien de l'Agence nationale de sécurité - a dérobé une multitude d'informations, notamment sur les cachettes secrètes des dirigeants et sur l'arsenal de missiles et de roquettes du parti chiite. Selon deux responsables de la défense israélienne ayant connaissance des renseignements cités par le NYT, à la fin de la guerre de 2006, Israël disposait d'informations concernant environ 200 dirigeants et agents du Hezbollah, ainsi que de caches d'armes et d'emplacements de missiles du parti chiite.
Selon le NYT, l'ancien secrétaire général du Hezbollah ne croyait pas qu'Israël le tuerait, bien qu'il ait reçu des mises en gardes, même le jour où il a été assassiné. Citant des renseignements recueillis par Israël et communiqués par la suite à des alliés occidentaux, le journal américain a indiqué que des assistants de Hassan Nasrallah l'ont exhorté, le jour de son assassinat, à se rendre dans un endroit plus sûr. Ce dernier a toutefois refusé, estimant qu'Israël n'avait « aucun intérêt à une guerre à grande échelle ».
Bipeurs et talkies-walkies piégés
Le NYT a également fourni des détails sur l'explosion des bipeurs et des talkies-walkies du Hezbollah survenu les 17 et 18 septembre. Selon le journal américain, le Mossad a incité le Hezbollah à acheter des équipements militaires et des appareils de télécommunication à des sociétés écrans israéliennes pendant près d'une décennie. En 2014, Israël a saisi une opportunité lorsque l'entreprise technologique japonaise iCOM a cessé de produire ses populaires talkies-walkies IC-V82. Ces appareils, assemblés à l'origine à Osaka, au Japon, étaient si populaires que des répliques étaient déjà fabriquées dans toute l'Asie et vendues sur des forums en ligne et sur le marché noir.
L'unité 8200 de l'armée israélienne a découvert que le Hezbollah recherchait spécifiquement le même appareil pour équiper toutes ses forces de première ligne, selon sept responsables israéliens et européens. Israël a donc commencé à fabriquer ses propres répliques de talkies-walkies en y apportant de légères modifications, notamment en introduisant du matériel explosif dans les batteries, selon huit responsables israéliens et américains. Les premières répliques fabriquées par Israël sont arrivées au Liban en 2015 - et plus de 15 000 ont finalement été expédiées, selon des responsables.
Après le début du conflit entre le Hamas et Israël en octobre 2023, au moins un technicien du Hezbollah a commencé à soupçonner que les talkies-walkies pouvaient contenir des explosifs cachés, ont indiqué au NYT trois responsables israéliens de la défense. Le technicien a alors été tué lors d'une frappe aérienne israélienne.
Le 11 septembre, les services de renseignement israéliens ont montré que le Hezbollah envoyait certains des pagers à l'Iran pour examen, et les responsables israéliens savaient que ce n'était qu'une « question de temps avant que l'opération secrète ne soit dévoilée ».
Le 16 septembre, Benjamin Netanyahu a rencontré les principaux responsables sécuritaires israéliens afin de déterminer s'il fallait faire exploser les appareils, selon quatre responsables de la sécurité israélienne. Certains s'y sont opposés, estimant que cela pourrait déclencher une contre-attaque du Hezbollah, voire une attaque de l'Iran. Malgré cela, le Premier ministre israélien a ordonné l'opération, qui a eu lieu le lendemain.




Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
c'est surtout le khodor qui est impressionant, 4 maitresses...maintenant je comprends l'obsession de hassan de permetre le mariage d'une fillette qui vient d'avoir ses regles a un vieux de 60 ans en mal de nouvelles sensations...
21 h 04, le 31 décembre 2024