Walid Joumblatt serrant la main d’Ahmad el-Chareh, le 22 décembre 2024 à Damas. Photo AFP
Le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt, a salué vendredi le premier contact officiel mercredi entre le nouveau régime en Syrie et le Liban, critiquant toutefois le retard de cet appel du côté libanais. M. Joumblatt est la première personnalité libanaise à avoir rencontré, dimanche dernier, le chef de Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), Ahmad el-Chareh, chef d'une coalition rebelle ayant renversé la dictature Assad en Syrie.
« Enfin, le ministère libanais des Affaires étrangères s'est réveillé de son profond sommeil et a remarqué qu'un changement s'est produit en Syrie », a écrit le leader druze sur X, deux jours après l'appel téléphonique entre le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, et son homologue syrien Assaad Hassan el-Chibani. Une initiative jugée tardive par Walid Joumblatt qui boycottait depuis des années le régime de Bachar el-Assad et de sa famille, qu'il accuse d'avoir assassiné son père, Kamal Joumblatt, en 1977.
Le Liban espère les « meilleures relations » possibles avec la Syrie voisine et « se tient aux côtés du nouveau gouvernement syrien », avait indiqué mercredi soir le ministre libanais des Affaires étrangères lors de cet échange, selon des propos rapportés par l'agence de presse syrienne SANA.
À l'arrivée des nouvelles autorités en Syrie, la diplomatie libanaise et le Grand Sérail avaient affirmé vouloir établir les « meilleures relations possibles avec l'État syrien et ses représentants » et respecter « la volonté du peuple syrien, car c'est à lui seul de choisir ses représentants, son système politique et l'avenir de son pays ».
Les forces de sécurité doivent aussi « se réveiller »
L'ex-chef du PSP s’en est aussi pris aux forces de sécurité libanaises, les accusant de ne pas en faire assez pour empêcher le transit supposé par Beyrouth d'anciens hauts responsables du régime Assad en fuite. « Est-il possible que les services de sécurité fassent de même (se réveiller, nldr) et arrêtent les hauts responsables du régime précédent qui traversent la frontière et fuient par l'aéroport ? », a-t-il demandé.
Selon des médias locaux, plusieurs responsables de l’ancien régime syrien, dont certains font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, étaient récemment arrivés dans la capitale libanaise et seraient ensuite repartis via l'Aéroport international de Beyrouth (AIB). De son côté, le ministre sortant de l’Intérieur Bassam Maoulaoui avait confirmé que l’épouse et le fils de Maher el-Assad, frère du président syrien déchu et ancien commandant en second du régime, avaient quitté clandestinement le Liban par l'AIB. Une vingtaine de militaires syriens ont également été arrêtés la semaine dernière par la Sûreté générale alors qu'ils fuyaient la Syrie, selon les autorités. Toutefois, selon M. Maoulaoui, les personnes qui ne sont pas recherchées sont libres d'entrer et sortir librement du Liban par les points de passage légaux.



Moi sauvé à 13 ans de Joumblatt père et de ses complices locaux et Palestiniens par la Syrie en 1976, bombardé puis occupé, transformé en chair à canon et opprimé par la Syrie et ses complices locaux dont Joumblatt fils depuis 1978. Pays de traîtres et de renégats.
23 h 35, le 27 décembre 2024