Rechercher
Rechercher

Politique - Liban-Sud

Le retrait israélien de Wadi Hojeir survenu après des « contacts du comité de surveillance »

Après une incursion dans la vallée de Wadi Hojeir au Liban-Sud ce jeudi, les soldats israéliens s'étaient rapidement retirés suite au déploiement « renforcé » de l'armée libanaise. 

Le retrait israélien de Wadi Hojeir survenu après des « contacts du comité de surveillance »

Un tank israélien à Wadi Hojeir, le 27 décembre 2024. Photo obtenue par notre correspondant Mountasser Abdallah

Après le retrait des forces israéliennes, qui s'étaient déployées avec des véhicules dans la vallée stratégique de Wadi Hojeir au Liban-Sud, l'armée libanaise a souligné jeudi soir que ce repli avait eu lieu « suite à des contacts effectués par le comité » en charge de surveiller le respect de l'accord de cessez-le-feu. 

Dès 7h jeudi, des chars et des soldats israéliens étaient entrés dans cette vallée du caza de Marjeyoun où ils avaient ratissé la zone, érigé des monticules de terre, abîmé la route et tiré sur un civil, qui avait été brièvement arrêté. Ils s'étaient ensuite retirés, après un déploiement « renforcé » de l'armée libanaise dans la région. 

À lire aussi

Cessez-le-feu : l'armée israélienne se préparerait à rester au Liban-Sud au-delà des 60 jours prévus

Dans son communiqué de « suivi de l'incursion de l'ennemi israélien à Kantara, Adchit el-Qousseir et Wadi Hojeir », l'armée a affirmé que les forces israéliennes se sont retirées des lieux « après une série d'appels menés par le comité de surveillance de l'accord ». Ce comité est constitué de cinq parties : les deux armées libanaise et israélienne, la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et des représentants de la France et des États-Unis, les généraux Guillaume Ponchin et Jasper Jeffers. 

Après ce retrait, l'armée libanaise a enlevé les remblais de terre qui avaient été placés par les Israéliens pour « bloquer une route » et ont rouvert les voies. 

Protection des civils 

Par ailleurs, revenant sur l'affaire de l'arrestation d'un civil libanais par l'armée israélienne la veille, la vice-directrice du bureau de presse de la Finul, Kandice Ardiel, a fait savoir que les Casques bleus avaient « reçu un appel de l'armée israélienne pour évacuer un citoyen blessé près de Talloussé ». Elle a confirmé que l'homme, originaire de Tebnine, était « employé chez un des fournisseurs de la Finul » et se trouvait en chemin pour se rendre sur une des bases onusiennes dans la région. « Nous rappelons que les civils doivent être protégés à tout moment », a souligné Mme Ardiel.

De son côté, Nagib Mikati a démenti dans un communiqué de son bureau de presse, des informations du quotidien proche du Hezbollah al-Akhbar, selon lesquelles le Liban avait été informé « via des médiateurs qu'Israël ne se retirerait pas du Sud après la fin de la trêve ». Jeudi, le quotidien Haaretz, citant des sources militaires israéliennes, avait indiqué que l'armée « se prépare » à rester en territoire libanais même après le délai de 60 jours, soit jusqu'à fin janvier. Le Akhbar avait rapporté que lors de la réunion de mardi au Grand Sérail entre M. Mikati et plusieurs membres du comité international, ces derniers avaient signalé au Premier ministre la « volonté de l'armée israélienne de retarder son retrait ».

« Incapacité » de l'armée et de l'État

Dans son communiqué, le Sérail rappelle la « position constante » de Nagib Mikati qui estime que les « garants de l'accord de cessez-le-feu, à savoir les États-Unis et la France doivent faire pression » pour un retrait israélien du territoire libanais. Le Premier ministre sortant a justifié que son gouvernement « se retrouve dans une situation dont il n'est pas responsable et accomplit son devoir avec détermination et persévérance », en allusion probable au fait que c'est le Hezbollah qui a ouvert le front au Liban-Sud le 8 octobre 2023. 

Alors que les autorités ont haussé le ton ces derniers jours pour réclamer au comité de surveillance de prendre les mesures nécessaires afin d'empêcher les violations israéliennes de la trêve, le Hezbollah a lui aussi critiqué à plusieurs reprises ce qu'il considère comme une « incapacité » de l'armée, de l’État et de la communauté internationale à faire face à l’État hébreu. Dernière sortie en date, celle du ministre sortant du Travail affilié au Hezbollah, qui a estimé que l'incursion hier à Wadi Hojeir « prouve que le seul choix possible est celui de la résistance », nom que se donne le parti chiite face à Israël. « Toutes les autres options ont échoué », a estimé le ministre. 

Après le retrait des forces israéliennes, qui s'étaient déployées avec des véhicules dans la vallée stratégique de Wadi Hojeir au Liban-Sud, l'armée libanaise a souligné jeudi soir que ce repli avait eu lieu « suite à des contacts effectués par le comité » en charge de surveiller le respect de l'accord de cessez-le-feu. Dès 7h jeudi, des chars et des soldats israéliens étaient entrés dans cette vallée du caza de Marjeyoun où ils avaient ratissé la zone, érigé des monticules de terre, abîmé la route et tiré sur un civil, qui avait été brièvement arrêté. Ils s'étaient ensuite retirés, après un déploiement « renforcé » de l'armée libanaise dans la région.  À lire aussi Cessez-le-feu : l'armée israélienne se préparerait à rester au Liban-Sud au-delà des 60 jours...
commentaires (1)

Tout au long de ces mois passés à la tête du cabinet, Mikati craignait terriblement le Hezbollah et n’avait jamais osé le contrarier. Aujourd’hui et après la défaite militaire du parti chiite, il monte sur ses ergots en faisant le fanfaron.

Hitti arlette

14 h 43, le 27 décembre 2024

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Tout au long de ces mois passés à la tête du cabinet, Mikati craignait terriblement le Hezbollah et n’avait jamais osé le contrarier. Aujourd’hui et après la défaite militaire du parti chiite, il monte sur ses ergots en faisant le fanfaron.

    Hitti arlette

    14 h 43, le 27 décembre 2024

Retour en haut