L'entrée de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri. Photo d'illustration ANI
Les employés de l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth ont observé un sit-in devant le ministère de la Santé à Beyrouth, jeudi, pour demander que leur soient payés les impayés qui leurs sont dus. Dans leur communiqué final diffusé au cours de ce sit-in, les employés ont menacé d’une escalade, assurant que « leur mouvement se poursuivra tant qu’il n’y aura pas de solution équitable qui accorde aux employés leurs droits suivant les mécanismes en vigueur, afin d’éviter à l’établissement plus de paralysie ».
Bassam Akoum, qui s'est exprimé au nom des manifestants, a réclamé que « soient payées les redevances de ces employés qui ont tenu bon durant la guerre malgré les conditions économiques difficiles par lesquelles passe le pays ». La guerre entre Israël et le Hezbollah, qui s’est intensifiée entre septembre et novembre 2024, n’a pas épargné la capitale. Le Liban est en proie à une crise économique et financière aigüe depuis 2019.
Le porte-parole a demandé que « les décrets soient appliqués », accusant le ministère de la Santé « de chercher à humilier les employés et à détruire l’hôpital qui a été en première ligne durant la pandémie de Covid-19 » entre 2020 et 2022.
« La direction de l’établissement a menacé aujourd’hui de licenciement les employés qui refuseraient de se rendre au travail », a déploré M. Akoum, appelant le Premier ministre sortant Nagib Mikati « à intervenir personnellement pour empêcher cette destruction systématique de l’hôpital ».
Un autre manifestant, Abdellatif Issa, a accusé « les députés de Beyrouth et les associations beyrouthines de ne pas s’être mobilisés pour sauver l’hôpital, bien que les droits des employés soient préservés par un décret qui leur accorde 200 milliards de livres, et qui aurait réglé le problème s’il avait été appliqué ».
Les manifestants ont distribué un communiqué à l’issue de leur sit-in, expliquant que « la grève n’a jamais été pour eux un but en soi, mais un moyen de pression pour obtenir leurs droits quand ils se trouvent dans une impasse ». Ils estiment que « le ministère doit faire tout son possible pour faire appliquer les décrets et récompenser le personnel pour ses efforts durant les crises ». Ils accusent le ministère de tutelle « de marginaliser l’hôpital » et de « rester sourd à leurs mises en garde concernant des entorses à la loi qui y sont commises », sans fournir plus de détails sur ces pratiques.


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