Le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati et le ministre de la Santé Firas Abiad, le 21 décembre 2024 à Tripoli, au Liban-Nord. Photo X/ @grandserail
Un nouveau département de cardiologie interventionnelle a été inauguré samedi à l'hôpital gouvernemental de Tripoli, au Liban-Nord, dans une cérémonie au cours de laquelle le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati, et son ministre de la Santé Firas Abiad ont notamment rendu hommage au personnel médical tombé sous les frappes israéliennes au cours des derniers mois. Selon le Dr Abiad, ce centre est le premier du genre dans le mohafazat de Tripoli et du Liban-Nord, des régions souvent considérées comme délaissées par les autorités.
Prenant la parole pendant l'événement, en présence du mufti de Tripoli, le cheikh Mohammad Imam, et de l'archevêque grec-catholique de Tripoli Édouard Daher, M. Mikati a salué la mémoire « des martyrs du secteur de la santé », parmi lesquels « environ 225 secouristes et médecins ». Ces membres du personnel sanitaire ont été tués dans des frappes israéliennes qui ont touché souvent de plein fouet des ambulances ou la proximité d'hôpitaux, pendant la guerre qui a opposé 14 mois durant le Hezbollah à l'armée israélienne.
Le Premier ministre sortant a encore souhaité que Tripoli sera dans le futur au cœur de projets de développements, « même si ce que nous faisons reste modeste par rapport aux besoins ». Il a en outre exprimé l'espoir que le 9 janvier, la séance parlementaire mènera à l'élection d'un nouveau chef de l'État « qui représentera tout le Liban et les Libanais ».
Les dégâts causés par les frappes israéliennes
Donnant de son côté plus de détails sur le département inauguré, le ministre de la Santé a souligné que le projet a été le fruit d'un partenariat entre les secteurs public et privé. L'hôpital gouvernemental de Tripoli fait également l'objet de chantiers pour agrandir son service de dialyse et son centre d'oncologie. « Nous ouvrirons bientôt un nouveau centre de soins de santé primaires, ainsi qu’un centre d’urgences », a annoncé le ministre. Il a évoqué d'autres projets de développement d'hôpitaux du Nord, « une région qui, malheureusement, a souffert d’un manque de services de santé et d’un retard dans le développement de ses hôpitaux publics par rapport aux autres ».
Firas Abiad a enfin annoncé qu'une évaluation « préliminaire » des dégâts subis par les hôpitaux et établissements de santé touchés par les frappes israéliennes a déjà été effectuée par son ministère, et qu'une seconde phase de bilan « détaillé » commencera en janvier, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, afin de permettre leur remise en opération « prochaine ».


