Le député Hassan Fadlallah. Photo ANI
Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a affirmé dimanche, lors d'une cérémonie d'hommage, que son parti n'a «aucun problème» avec le déploiement de l'armée libanaise au sud du Litani et appelé l'État à assumer ses responsabilités face aux « violations » du cessez-le-feu commises par l'armée israélienne au Liban-Sud.
Lors d'une cérémonie de commémoration pour des membres du Hezbollah tués à Aïta el-Jabal et Baraachit, deux localités du caza de Bint Jbeil, dans une husseiniyé (salle de célébration) située entre ces deux villages du caza, M. Fadlallah a souligné que le Hezbollah soutient la présence de l'armée libanaise dans le Sud. « Nous n'avons jamais eu de problème avec le fait que l'autorité au sud du Litani, ou n'importe où ailleurs, soit confiée à l'armée libanaise, a-t-il affirmé. L'armée était présente aux frontières, ciblée par Israël, et compte ses propres martyrs ». Il a ajouté que le parti chiite soutient « le déploiement, les actions de l'armée à travers le Liban. »
L'État libanais a 60 jours pour faire ses preuves
« Nous nous coordonnons avec l'armée et si une question doit être traitée, nous le faisons avec elle », a ajouté le député, qui a déclaré avoir insisté lors des négociations, menées par l'émissaire américain Amos Hochstein et le président du Parlement libanais Nabih Berry, sur le fait que « la sécurité du Liban doit être l'affaire des Libanais et l'autorité aux mains des forces armées libanaises ». Soulignant que le parti chiite « n'accepte aucune tutelle extérieure », il a indiqué que la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) « soutient l'armée libanaise » uniquement. « Nous souhaitons que l'État libanais assume ses responsabilités », a-t-il poursuivi, estimant que les autorités ont donc aujourd'hui « l'opportunité de prouver sa capacité à protéger » le territoire et le peuple.
Dans ce cadre, le parlementaire a affirmé que le Hezbollah va donner, durant les « soixante jours » de la trêve, entrée en vigueur le 27 novembre, « l'opportunité au gouvernement de prendre les mesures nécessaires » contre les violations israéliennes. Pour lui, les frappes menées depuis le cessez-le-feu sur le Liban-Sud, et qui ont tué au moins 34 personnes, sont « une preuve supplémentaire que le pays a besoin de la résistance ».
Samedi soir, dans un discours, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem avait annoncé le « programme de travail » de son parti pour l'étape à venir au Liban, insistant sur la nécessité de mettre en œuvre le cessez-le-feu avec Israël au sud du Litani, d'élire un président pour mettre un terme à plus de deux ans de vacance, de renforcer l'armée libanaise et de discuter de la stratégie de défense.
« Le Hezbollah donne la priorité à la reconstruction, mais cela nécessite de la patience et de la coopération. Les évaluations des dégâts sont en cours, et des comités locaux s'occupent des besoins en logement. Nous sommes déterminés à ce que chaque famille reçoive le soutien qu'elle mérite », a en outre déclaré Hassan Fadlallah.
Concernant la Syrie, le député a rappelé le rôle du Hezbollah dans la lutte contre le groupe jihadiste État islamique, et a critiqué le silence face l'offensive terrestre lancée par l'armée israélienne en territoire syrien.



'Fadlallah : L'État a l'opportunité de prouver qu'il peut protéger le Liban" ... dit-il alors kil aiguise les bâtons multiples à fourrer dans les roues de l'état... sympa le fad-lá
13 h 57, le 17 décembre 2024