Un véhicule militaire ukrainien roule en direction de la frontière avec la Russie, transportant des hommes aux yeux bandés portant des uniformes militaires russes, dans la région de Sumy, le 13 août 2024. Photo d'archives AFP / ROMAN PILIPEY
Une responsable russe a indiqué que la Russie avait reçu quelque 48.000 demandes de tests ADN de membres de la famille de soldats combattant en Ukraine et cherchant un proche, a rapporté un média indépendant, un rare aperçu de l'ampleur potentielle des pertes militaires russes. Le média indépendant russe ASTRA a diffusé mardi soir sur Telegram une vidéo d'une réunion du 26 novembre d'un comité de la Douma (chambre basse du Parlement) portant sur l'aide aux anciens combattants et à leurs familles.
Lors de cette réunion, une vice-ministre de la Défense, Anna Tsiviliova, présentée par certains médias comme une parente de Vladimir Poutine, explique que les autorités russes ont reçu des dizaines de milliers de demandes de tests ADN de la part de proches de soldats. "Le ministère de l'Intérieur les récoltent, gratuitement, à ses frais, et les inclut dans sa base de données, auprès de tous les membres de familles qui en ont fait la demande. Comme je l'ai dit -- 48.000 personnes", dit-elle dans cette vidéo.
Après cette déclaration, lors de cette réunion, le chef du comité de la Douma sur la Défense, Andreï Kartapolov, a pris la parole, demandant à ce que "ce nombre ne figure nulle part" dans des documents officiels, car il s'agit d'une "information confidentielle et assez sensible". Anna Tsiviliova précise alors que cette donnée ne reflète pas le nombre de soldats "portés disparus", car "beaucoup sont retrouvés", sans préciser pour autant le nombre de disparus, de ceux identifiés post-mortem et de ceux retrouvés vivants.
L'invasion de l'Ukraine est très meurtrière pour les troupes de Kiev et du Kremlin. Ces dernières, plus nombreuses, mènent régulièrement des attaques frontales, principalement sur le front Est, très couteuses en vies humaines. Le Kremlin a invoqué "la loi sur les secrets d'Etat" et "le régime particulier" pour justifier l'absence de communication officielle sur les pertes militaires. Début juin 2024, le président Vladimir Poutine avait refusé de les chiffrer.
Le site russe indépendant Mediazona et le service russe de la BBC ont néanmoins identifié 79 819 soldats russes tués depuis le début de l'invasion. Ce décompte, non exhaustif et arrêté au 19 novembre, provient de l'exploitation d'informations publiques, comme des communiqués officiels, des rubriques nécrologiques de médias, des annonces de décès et l'observation des tombes dans les cimetières de Russie.
Lors de cette réunion, une vice-ministre de la Défense, Anna Tsiviliova, présentée par certains médias comme une parente de Vladimir Poutine, explique que les autorités russes ont reçu des dizaines de milliers de demandes de tests ADN de la part de proches de soldats. "Le ministère...


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