Des Palestiniens marchent au milieu des décombres devant un bâtiment détruit par une frappe aérienne israélienne à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 1er décembre 2024, alors que la guerre entre Israël et les militants du Hamas se poursuit. Photo Eyad BABA / AFP
L'émir du Koweït a appelé dimanche à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza lors d'un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), après plus de 13 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas dans le territoire palestinien.
« Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat (à Gaza), à fournir une protection internationale pour les civils innocents et à garantir l'ouverture de corridors sûrs et l'arrivée d'une aide humanitaire urgente », a déclaré Mechal al-Ahmad al-Sabah aux six membres du conseil des Etats du Golfe rassemblés dans son pays.
La réunion du CCG se tient dans un contexte d'incertitude aiguë au Moyen-Orient, marqué par la guerre à Gaza et les affrontements récents meurtriers entre Israël et le Hezbollah au Liban.
L'émir du Koweït a critiqué une politique de « deux poids, deux mesures dans l'application des lois, chartes et résolutions internationales » ayant « entraîné l'extension de l'occupation israélienne et la déstabilisation » de la région. Il a aussi exprimé son optimisme quant au cessez-le-feu entré en vigueur mercredi entre Israël et le Hezbollah, estimant qu'il pourrait contribuer à réduire les tensions.
Les responsables de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Qatar ont également salué la cessation des hostilités au Liban.
La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque d'une ampleur inédite du mouvement palestinien sur le sol israélien. Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un « front de soutien » à son allié palestinien. Les affrontements transfrontaliers ont dégénéré en guerre ouverte fin septembre dernier.
Israël dit vouloir mettre hors d'état de nuire le Hezbollah et le Hamas, des alliés de l'Iran, son ennemi.
Mechal al-Ahmad al-Sabah a également soutenu les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour créer une alliance internationale en faveur d'un Etat palestinien indépendant et a salué le travail « positif et constructif » de l'Iran et du CCG.
L'Arabie saoudite semblait proche d'un accord de normalisation avec Israël avant octobre 2023, mais Ryad a indiqué qu'elle ne sauterait pas le pas tant qu'Israël poursuivrait sa campagne militaire à Gaza et en l'absence d'un Etat palestinien indépendant.
Soucieuses de ne pas être entraînées dans les tensions entre Israël et l'Iran, les riches monarchies du Golfe, traditionnellement alliées à l'Occident, ont cherché à cultiver de meilleures relations avec Téhéran.


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