Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Proche-Orient

Mahmoud Abbas prépare l'après-Abbas, écarte le Hamas de l'intérim


Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le président du Conseil national palestinien (CNP), Rawhi Fattouh, lors d'une messe à Bethléem, le 25 décembre 2004. Photo REUTERS/Nayef Hashlamoun/File Photo

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pris mercredi un décret fixant les modalités de l'intérim devant s'ouvrir le jour où son poste deviendra « vacant », et qui écarte de facto le Hamas des affaires pendant cette période transitoire.

En l'état actuel de la législation palestinienne, c'est le président du Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) qui prend les rênes de l'Autorité palestinienne en cas de vacance du pouvoir. Mais le CLP, où le Hamas avait la majorité n'existe plus depuis que M. Abbas l'a officiellement dissous en 2018 après plus d'une décennie de tensions entre son parti, le Fatah, et le Hamas, qui avait chassé l'Autorité palestinienne du pouvoir à Gaza en 2007.

Âgé de 89 ans, M. Abbas, qui conserve le pouvoir sans jamais s'être soumis à une élection au suffrage universel depuis l'expiration de son mandat à la tête de l'Autorité palestinienne en décembre 2009, a jusqu'ici résisté à toutes les pressions l'enjoignant de désigner un dauphin ou de nommer un vice-président.

Le décret publié mercredi stipule que « si le poste de président de l'Autorité nationale [palestinienne] devient vacant en l'absence du Conseil législatif, le président du Conseil national palestinien [CNP] assume temporairement » la charge. Le CNP est le Parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), où siègent plus de 700 membres venus des Territoires palestiniens et de l'étranger. Le Hamas, qui n'appartient pas à l'OLP, n'y est pas représenté. Les députés du CNP ne sont pas élus, mais nommés, et le chef de ce conseil, Rawhi Fattouh, est un proche de M. Abbas, membre comme lui du Fateh, et plutôt inconnu du public.

Le décret de M. Abbas prévoit la tenue d'une élection présidentielle dans un délai maximum de 90 jours. Ce délai peut être prolongé une fois seulement en cas de « force majeure », selon le texte.
Dans son préambule, le décret fait référence à la phase actuelle « délicate de l'histoire de la patrie et de la cause palestiniennes » sur fond de guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, et de divisions fratricides persistantes entre le Hamas et Fateh. Sa publication intervient le jour même de l'entrée en vigueur d'une trêve entre Israël et le Hezbollah au Liban après plus d'un an de guerre.

L'Autorité palestinienne apparaît affaiblie comme jamais, incapable de payer ses fonctionnaires, et menacée par les projets d'annexion de tout ou partie de la Cisjordanie occupée, de moins en moins cachés de la part du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pris mercredi un décret fixant les modalités de l'intérim devant s'ouvrir le jour où son poste deviendra « vacant », et qui écarte de facto le Hamas des affaires pendant cette période transitoire.En l'état actuel de la législation palestinienne, c'est le président du Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) qui prend les rênes de l'Autorité palestinienne en cas de vacance du pouvoir. Mais le CLP, où le Hamas avait la majorité n'existe plus depuis que M. Abbas l'a officiellement dissous en 2018 après plus d'une décennie de tensions entre son parti, le Fatah, et le Hamas, qui avait chassé l'Autorité palestinienne du pouvoir à Gaza en 2007.Âgé de 89 ans, M. Abbas, qui conserve le pouvoir sans jamais s'être soumis à une élection...
commentaires (2)

Seule échappatoire : Accepter d'être sopus labotte infâme et i pitoyable des américanosionistes ! Ou alors continuer la lutte atroce ! Cela dépend du sens de l'honneur , de la fierté et de la liberté qui reste !

Chucri Abboud

13 h 58, le 28 novembre 2024

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Seule échappatoire : Accepter d'être sopus labotte infâme et i pitoyable des américanosionistes ! Ou alors continuer la lutte atroce ! Cela dépend du sens de l'honneur , de la fierté et de la liberté qui reste !

    Chucri Abboud

    13 h 58, le 28 novembre 2024

  • Il faut éliminer le Hamas et toute influence néfaste comme celle de l’Iran pour reprendre la communication avec Israël via les Américains c’est le seul moyen pour les Palestiniens d’arrêter la décente aux enfers même s’il est un peu tard. Ceux qui ont une cervelle sauront que c’est la seule solution réaliste pour éviter l’annihilation les autres crieront enrageront et s’étrangleront dans leurs chimère qu’ils sont sur la bonne voie et qu’il faut continuer la lutte armée. Ils croient qu’en continuant la même méthode ils auront des résultats différents.

    Liban Libre

    13 h 04, le 28 novembre 2024

Retour en haut