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Joie et scepticisme en Israël après la trêve au Liban

Joie et scepticisme en Israël après la trêve au Liban

Une femme choisit des fruits sur un marché à Nahariya, dans le nord d'Israël, le 27 novembre 2024, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. (Photo Ahmad GHARABLI / AFP

La trêve entrée en vigueur mercredi avec le Hezbollah au Liban est accueillie avec une joie teintée de scepticisme en Israël, suscitant l'espoir ténu qu'elle permette de déboucher sur un accord de cessez-le-feu et de libération des otages dans la bande de Gaza.

Le cessez-le-feu intervient après plus d'un an d'affrontements transfrontaliers entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste libanais, lesquels se sont mués en guerre ouverte dans la seconde moitié du mois de septembre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est efforcé de vanter les avantages de cette trêve à ses concitoyens mardi soir, sans dire quand les quelque 60.000 habitants du nord d'Israël déplacés par les hostilités pourraient rentrer chez eux.

Le gouvernement a fait de leur retour en toute sécurité un de ses buts de guerre.

"D'un côté, nous sommes contents parce qu'avec le cessez-le-feu, il y a un sentiment de plus grande sécurité (et) nos enfants peuvent retourner à l'école", déclare à l'AFP Youri, 43 ans, habitant du kibboutz Yiron près de la frontière avec le Liban, et déplacé à Haïfa.

Cette grande ville du nord d'Israël a été particulièrement visée par les roquettes du Hezbollah ces dernières semaines. 

"Mais d'un autre côté, (...) nous ne nous sentons pas complètement rassurés à l'idée de rentrer. Nous savons que le Hezbollah a encore des forces et nous ne voyons pas quand tout cela s'achèvera véritablement", ajoute-t-il. "Tout le monde veut la paix (...) mais cela doit être solide, pas simplement une promesse vide sur un bout de papier", "pas un cessez-le-feu où chacun rentre chez soi dans le Nord et où deux jours plus tard nous sommes de nouveau pris pour cible", estime Yaron, commerçant de Haïfa, âgé de 42 ans.

"Impératif moral"

"Le Premier ministre et les grands chefs de l'armée savaient parfaitement de quoi le Hezbollah est capable et nous ont laissé dormir la nuit avec cette menace à notre porte, alors pourquoi devrions-nous les croire maintenant quand ils nous disent que les choses seront différentes la fois prochaine?", interroge un éditorial de Ynet, le premier site internet d'information israélien.

"Le gouvernement et les renseignements militaires ont failli plus que quiconque le 7 octobre" 2023, date de l'attaque surprise du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël ayant déclenché la guerre, ajoute l'éditorialiste. "Il est absurde d'escompter que nous allons gober les mêmes promesses après le prix insoutenable que les Israéliens ont eu à payer pour leurs criminelles erreurs."

"Je suis très heureuse et j'espère que cela va améliorer la sécurité pour les gens qui vivent à la frontière nord", dit à Tel-Aviv Liron Azrielant, patronne d'un fond de capital-risque. "Le fils de mon partenaire est soldat. J'espère que cela veut dire qu'il va rentrer sain et sauf", ajoute cette femme de 38 ans pour qui "tout ce qui compte, c'est de ramener à la maison les otages (détenus à Gaza) et autant que possible vivants".

Pour le quotidien Haaretz (gauche), le "premier impératif moral" du gouvernement est maintenant de "soutenir et parvenir à un accord de cessez-le-feu et de libération des otages" avec le Hamas à Gaza.

Lors de l'attaque du 7 octobre 2023, 251 personnes avaient été enlevées sur le sol israélien. Au total, 97 restent otages à Gaza, dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée.


La trêve entrée en vigueur mercredi avec le Hezbollah au Liban est accueillie avec une joie teintée de scepticisme en Israël, suscitant l'espoir ténu qu'elle permette de déboucher sur un accord de cessez-le-feu et de libération des otages dans la bande de Gaza.

Le cessez-le-feu intervient après plus d'un an d'affrontements transfrontaliers entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste libanais, lesquels se sont mués en guerre ouverte dans la seconde moitié du mois de septembre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est efforcé de vanter les avantages de cette trêve à ses concitoyens mardi soir, sans dire quand les quelque 60.000 habitants du nord d'Israël déplacés par les hostilités pourraient rentrer chez eux.

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