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Politique - Législatif

Joseph Aoun presque assuré d’une seconde prorogation

Le Parlement se réunira jeudi pour voter une loi maintenant le commandant de l’armée et ses confrères des autres appareils de sécurité à leur poste.

Joseph Aoun presque assuré d’une seconde prorogation

Le Parlement réuni place de l'Étoile le 25 avril 2024. Mohammad Yassine/ L'Orient-Le Jour

Rendez-vous jeudi, place de l’Étoile. Le Parlement se réunira, comme prévu, à cette date pour proroger le mandat du commandant en chef de l’armée, Joseph Aoun, censé partir à la retraite le 10 janvier prochain, après une première extension votée fin 2023. Le président du Parlement, Nabih Berry, donne ainsi un gage à la communauté internationale, notamment les États-Unis, qui exerce depuis plusieurs mois un forcing pour que le chef de l’institution militaire soit maintenu à son poste, dans la perspective de l’après-guerre. Car l’armée sera appelée à jouer un rôle crucial pour l’application de la résolution 1701 (2006, appelant notamment au retrait du Hezbollah du sud du Litani). Et l’écrasante majorité des protagonistes locaux en est consciente et convaincue. L’adoption de la loi en question devrait donc passer comme une lettre à la poste, même si tout prête à croire que le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, dont le commandant de l’armée est une bête noire, présentera, comme en 2023, un recours en invalidation devant le Conseil constitutionnel.

Un ordre du jour réduit

C’est le vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, qui a officialisé la décision de M. Berry à l’issue d’une réunion du bureau du Parlement tenue lundi à Aïn el-Tiné. « La séance aura lieu jeudi et discutera de propositions de loi dont certaines sont revêtues du caractère de double urgence », a-t-il précisé. « Nous avons réduit autant que possible l’ordre du jour au vu de la situation du pays », a encore dit M. Bou Saab. L’agenda de la séance se limite en effet à cinq points, alors que des informations de presse faisaient état de 17 projets et propositions de lois qui devaient être discutés, Nabih Berry voulant profiter de la présence des protagonistes de l’opposition à l’hémicycle (afin de proroger le mandat de Joseph Aoun) et donc du quorum assuré pour légiférer en période de vacance présidentielle.

Outre le sort du numéro un de l’institution militaire et du reste des chefs d’appareils de sécurité, l’ordre du jour inclut des points portant sur la prorogation du mandat des membres du Conseil supérieur de la magistrature, mais aussi sur des délais judiciaires et administratifs. Il y a aussi une proposition prorogeant les délais fixés par le code des marchés publics. Les parlementaires devraient discuter également d’une proposition de loi prévoyant la taxation de la plus-value résultant de l’ajustement de la valeur des actifs au taux de change.

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Le bureau de la Chambre s’est donc contenté d’inclure à l’ordre du jour de la réunion les seuls points considérés comme urgents. Il s’agirait d’un clin d’œil notamment aux formations chrétiennes qui avaient longtemps rejeté le concept de législation de nécessité, en arguant du fait que la priorité devrait être accordée à l’élection d’un nouveau président. Mais il semble que le petit geste berryste ne suffira pas pour convaincre Gebran Bassil et son bloc du Liban fort de déroger une nouvelle fois à cette « position de principe ». Selon les informations de L’Orient-Le Jour, les députés du parti se réuniront mardi pour annoncer officiellement leur décision de boycotter la séance plénière de jeudi. « La législation de nécessité ne peut être justifiée que lorsque les solutions à un dossier bien déterminé n’existent pas. Et tel n'est pas le cas de l’affaire Joseph Aoun, estime Ghassan Atallah, député CPL. Il est honteux de dire que l’institution militaire dépend d’une seule personne et de priver plusieurs officiers de leur droit à atteindre le poste. Et d'ajouter : La souveraineté au Liban est amputée. Ceux qui étaient remontés contre l’ingérence iranienne dans les affaires du Liban n’ont pas tardé à céder aux pressions occidentales pour maintenir Joseph Aoun à son poste. » Une allusion au forcing américain pour retarder le départ à la retraite du commandant de l’armée. « Berry, dont les relations avec Joseph Aoun sont en dents de scie, ne voulait pas tenir la séance il y a quelques semaines, abonde une source parlementaire. Toutefois, les Occidentaux ont fait pression sur lui et il a fini par changer d'avis. »

Il n'empêche que, dans une réédition du scénario de l'année dernière, la réunion se tiendra en dépit de l’opposition du CPL, et ce grâce à la présence des députés Forces libanaises, de leurs collègues Kataëb et joumblattistes, ainsi que des députés de la contestation, de la Modération nationale (ex-haririens), mais aussi des berrystes et quelques-uns du Hezbollah et ceux qui gravitent dans son orbite. En attendant, les préparatifs pour la tenue de la réunion se poursuivent. Et des contacts sont en cours pour présenter une proposition de loi unifiée au sujet du maintien des chefs sécuritaires à leur poste pour une durée d’un an. 

Rendez-vous jeudi, place de l’Étoile. Le Parlement se réunira, comme prévu, à cette date pour proroger le mandat du commandant en chef de l’armée, Joseph Aoun, censé partir à la retraite le 10 janvier prochain, après une première extension votée fin 2023. Le président du Parlement, Nabih Berry, donne ainsi un gage à la communauté internationale, notamment les États-Unis, qui exerce depuis plusieurs mois un forcing pour que le chef de l’institution militaire soit maintenu à son poste, dans la perspective de l’après-guerre. Car l’armée sera appelée à jouer un rôle crucial pour l’application de la résolution 1701 (2006, appelant notamment au retrait du Hezbollah du sud du Litani). Et l’écrasante majorité des protagonistes locaux en est consciente et convaincue. L’adoption de la loi en question devrait...
commentaires (2)

Le CPL s’est toujours montré avec son chef à la hauteur de sa réputation de traître. Ils iront jusqu’au bout pour saper leur pays en espérant garder ne serait ce que des miettes de pouvoir. Après tout c’est leur seul souci que de rester dans le paysage politique. A nous de montrer à tous ceux qui ont trahi que dans le prochain Liban ils n’ont plus leur place. Seuls les patriotes devraient occuper des postes de responsabilité en ayant prouvé que leur but n’est pas de s’enrichir mais de servir leur pays afin qu’il prospère et retrouve sa dignité et sa place d’avant l’arrivée des vendus corrompus

Sissi zayyat

11 h 10, le 26 novembre 2024

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Commentaires (2)

  • Le CPL s’est toujours montré avec son chef à la hauteur de sa réputation de traître. Ils iront jusqu’au bout pour saper leur pays en espérant garder ne serait ce que des miettes de pouvoir. Après tout c’est leur seul souci que de rester dans le paysage politique. A nous de montrer à tous ceux qui ont trahi que dans le prochain Liban ils n’ont plus leur place. Seuls les patriotes devraient occuper des postes de responsabilité en ayant prouvé que leur but n’est pas de s’enrichir mais de servir leur pays afin qu’il prospère et retrouve sa dignité et sa place d’avant l’arrivée des vendus corrompus

    Sissi zayyat

    11 h 10, le 26 novembre 2024

  • Encore et toujours le CPL met des batons dans les rouages les choses les plus evidentes deviennent compliquées et le LIBAN trique et les libanais aussi Messieurs, un peu d'humilité, un peu de solidarité, un peu de fraternité, un peu d'intelligence pour jauger, juger et vous mettre ensemble d'accord pour le salut de ce pauvre pays

    ADABACHI Nagi

    00 h 16, le 26 novembre 2024

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