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UE: les retours d'étrangers en situation irrégulière pourraient doubler en cinq ans, selon la commissaire sortante

UE: les retours d'étrangers en situation irrégulière pourraient doubler en cinq ans, selon la commissaire sortante

Un groupe d'activistes des droits civils se rassemble pour protester, après que le premier groupe de migrants interceptés dans les eaux italiennes, soit arrivé au port de Shengjin en Albanie, le 16 octobre 2024. Le 11 novembre 2024, des juges italiens ont rejeté la détention d'un groupe de migrants dans des centres gérés par l'Italie en Albanie, portant un nouveau coup à Rome en renvoyant l'affaire devant la plus haute cour européenne des droits de l'homme. Photo AFP ou licenciés/ADNAN BECI

Les expulsions d'étrangers en situation irrégulière vers l'extérieur de l'Europe pourraient "doubler" dans les cinq ans qui viennent, a estimé jeudi Ylva Johansson, commissaire sortante à l'immigration, ajoutant que l'UE "gère beaucoup mieux" les questions migratoires.

Avant 2019, les propositions sur l'immigration étaient "bloquées" au niveau européen, avec une grande "polarisation". "L'immigration était vue comme un sujet toxique" au sein de l'Union, a souligné la Suédoise, qui quitte ses fonctions dans quelques jours.

Les choses ont "considérablement changé" depuis, selon elle, prenant l'exemple du pacte migration et asile adopté en 2024 pour une entrée en vigueur mi-2026 avec un durcissement du "filtrage" aux frontières et un mécanisme de solidarité entre les 27.

"Sur le terrain, nous gérons beaucoup mieux l'immigration aujourd'hui. Les Etats membres s'aident entre eux", a affirmé la commissaire européenne sortante, qui s'attend à une baisse de 40% des entrées irrégulières dans l'UE cette année par rapport à 2023. Mais le sujet reste encore un "défi", a-t-elle ajouté, en mentionnant l'arrivée de migrants aux îles Canaries.

En matière de retours d'étrangers en situation irrégulière, "nous progressons" mais "il reste encore beaucoup à faire", a souligné Ylva Johansson, qui assure que la mise en oeuvre du pacte migration et asile accélérera les procédures. Actuellement, moins de 20% des décisions d'expulsion sont suivies d'effet au sein de l'UE.

Ylva Johansson estime que le nombre de retours peut "doubler" dans le mandat qui vient, alors que l'Autrichien Magnus Brunner doit lui succéder pour gérer l'immigration au sein de la nouvelle équipe de la Commission européenne, pour cinq ans.

Lors d'un sommet à Bruxelles le 17 octobre, les 27 pays de l'UE ont affiché leur volonté de lutter davantage contre l'immigration irrégulière, en réclamant "en urgence" une loi pour accélérer les expulsions. La Commission a promis une nouvelle proposition.nLes discussions ont aussi mis en lumière de vifs désaccords.

Certains pays comme l'Italie de Giorgia Meloni appellent à créer des "hubs des retours", des centres dans des pays tiers où seraient renvoyés les étrangers en situation irrégulière. "Ce n'est pas très concret", a estimé Ylva Johansson jeudi. "Il n'y a pas de proposition de la Commission" européenne en ce sens, a-t-elle affirmé.



Les expulsions d'étrangers en situation irrégulière vers l'extérieur de l'Europe pourraient "doubler" dans les cinq ans qui viennent, a estimé jeudi Ylva Johansson, commissaire sortante à l'immigration, ajoutant que l'UE "gère beaucoup mieux" les questions migratoires.

Avant 2019, les propositions sur l'immigration étaient "bloquées" au niveau européen, avec une grande "polarisation". "L'immigration était vue comme un sujet toxique" au sein de l'Union, a souligné la Suédoise, qui quitte ses fonctions dans quelques jours.

Les choses ont "considérablement changé" depuis, selon elle, prenant l'exemple du pacte migration et asile adopté en 2024 pour une entrée en vigueur mi-2026 avec un durcissement du "filtrage" aux frontières et un mécanisme de...